31 octobre 2005

Je vous parlerai pas de

1- L'ADISQ, de Pierre Lapointe qui a pas gagné assez, de Dany Bédard qui a gagné trop, du Journal de Montréal qui prévoit que Les Trois Accords et Les Cowboys Fringants sont faits pour rester longtemps, de Dumas qui a eut le spectacle de l'année, de Malajube qui va rocker... (Et Arcade Fire planté par Isabelle Boulay!?)

2- L'Haloween, fête dont j'aime bien le côté social-communautaire, dont j'aime moins le côté niaiseries/bonbons pas bons

3- Du cours de créations, de mon poème dont je suis fier (deuxième version et en passant Dany c'était pas un sonnet pour vrai : j'ai menti), de celui dont je suis moins fier (15 minutes j'ai dit? non, 10.)

4- Du Cégep qui commence à me turlupiner sérieusement, la mécanique du système, son aspect débilitant

5- De la nouvelle coupe de cheveux à ma voisine : rose bonbon avec vert pomme.

Sans oublier ma nouvelle collection de bouteille, ma fixation sur la mauvaise poésie, Babu, Babar, la mort des Duret, Tic, Tac, l'automne, les gens bizarres du Parc Sauvé, la nouvelle job, les bonbons empoisonnés, les potins nécrophiles, etc. etc...

29 octobre 2005

Samedi soir à Pas-de-vie

quod me nutruit me destruit dit :
mais je suis tres difficile en frais de filles

quod me nutruit me destruit dit :
surement pour ca que jme trouve hideuse

Basduck ou L'Enfant Sage dit :
lol! non, ça c'est parce que tu es une fille lol

quod me nutruit me destruit dit :
javoue maudit quon est mal fait

quod me nutruit me destruit dit :
sauf que les gars sont pas mieux ils capotent sur leur virilité


On pourrait faire des bens mauvais jeux de mots avec ça...

+ + +

C'est un samedi soir ben spécial qui me rappelle mes années du secondaire pas trop le fun où je fais rien à la différence qu'aujourd'hui c'est par choix que je ne fais rien pis que je trouve ça ben le fun. J'écoute en boucle du Arcade Fire, j'aime ça et je tchatte point. Je suis seul dans maison, je m'occupe de ma bouffe, de mes affaires, je fais ce que je veux et comme je le veux point. Et avec tout ça, Je me sens hot. C'est fou comme les conversations du samedi soir sont les meilleures, on dirait que les gens ont rien de mieux à faire que de parler de choses intéressantes alors que la plupart du temps ils mettent ça de côté; ça fait croire qu'ils trouvent le moyen de l'exprimer que dans la solitude et l'ennuie, dans des conversations loin d'être inutiles et Ô combien agréables...

Bon j'y retourne.

27 octobre 2005

À écrire



Style Bastien, retour sur la mi-session pas facile («Officiellement j'ai pas frappé un mur, officieusement oui.»), les conclusions face au Cégep, attitude à l'avenir, suggérer soudaine popularité (+ impression de pas apprécier/mal apprécier/trop apprécier la plupart du temps la plupart du monde ?)

Style Bastien l'Enfant Sage, parler du jeudi soir avec bouffe-> je te promets qu'un jour Jessou tu vas y goûter. Finir par présentement manger une brioche dans le salon en lisant des notes de philo.

Style Béatrice un retour sur Ubu Roi, le trop post-modernisme de la pièce, Pierre Lapointe, retour en char avec le jeu de transformer proverbe en rajoutant entre les draps/entre les cuisses, pas vu le Boudoir.

Style Kafkadan après le dernier cours de Création Littéraire : parler d'ouverture de la classe, de poème surprenant, de mi-session pas facile, de soirée avec petit bonheur (changer expression) et au repas des saucisses de bison avec légumes assortis.

Style Basduck : retour sur tout ça, surtout Ubu, surtout monde (à travers présidence au Comex)

Respecter l'ordre pour pas traumatiser, respecter "désirs inconscients" (+ conscients), suggérer, pas trop en dire, voir inventer

*répondre aux commentaire au plus sacrant

24 octobre 2005

Ça va me rendre fou

Stomp, stomp
Stomp, stomp
Stomp, stomp

Stomp, stomp
Stomp, stomp
Stomp, stomp

«Tes pas,
Enfants de mon silence» -Valéry

Stomp, stomp
Stomp, stomp
Stomp, stomp

Je suis très postmoderne

La mi-session s'achève enfin, le rush se fini, je calcule que d'ici jeudi je devrais pouvoir recommencer à avoir une vie. J'aurai une fois encore pas frappé de mur, j'aurai pas pris mon trou, ni creusé ma tombe. C'est ben dommage, ça aurait sûrement été chouette. Je deviens responsable et c'est sans honneurs, je suis comme un emo sans malheurs. (Merde je fais des rimes...)

Tiens pour le plaisir je vous laisse une belle question :

À partir de l'oeuvre Sans Titre (1966) de Claude Tousignant, expliquez et démontrez par 2 arguments que la démarche de Tousignant s'inscrit d'une part, dans la vision artistique des Plasticiens de la 2e vague et d'autre part, dans le continuum esthétique de la Modernité tracé par les 5 oeuvres mises à l'étude.

-
Hé! c'est évident ça encore. Soit qu'on nous pose des questions bébés, soit qu'on nous demande de la job d'université. J'aime le Cégep mais maudit que les profs peuvent être freak...


Et aux 'tits namis qui se sont toujours posé la question : Pourquoi la mer n'est-elle jamais calme? Voici ce que mon Encyclopédie de Jeunesse répond :

Il y a des moments où la mer est à peu près calme, bien qu'on ne puisse douter que, même lorsqu'elle nous paraît aussi unie qu'un miroir, il n'y ait, à sa surface, de toutes petites vagues, trop petites pour être visibles.

-
(C'est ce que moi j'appelle l'effacement d'un auteur derrière n'importe quoi.

Mais attention,bientôt j'ai l'intention de revenir en force.

Vous allez y goûter.)

21 octobre 2005

Chose qu'il faut connaître

Grâce à mon Encyclopédie de Jeunesse je me propose de parfaire votre éducation sexuelle. J'en laisse à votre imagination. Amusez-vous.


Extrait de : Un phare construit au milieu des flots.

«Nos lecteurs savent tous ce qu'est un phare ; beaucoup d'entre eux en ont même visité au moins un. Les phares s'élèvent, en effet, sur nos côtes en des points parfois assez voisins des plages que nous fréquentons pendant nos vacances ; ils sont ainsi des buts d'excursion et constituent une leçon de choses des plus instructives...»

20 octobre 2005

20 octobre, ni plus ni moins

C'est que l'air automnal c'est vivifiant! Je reviens de ma petite marche de dehors tout' heureux d'avoir finalement trouvé la pièce maîtresse qui manquait à un livre que j'essayais de recomposer depuis septembre : sa couverture. Jusqu'à présent j'avais seulement trouvé des feuillets jaunis tout éparpillés sur le bord du boulevard sans trop savoir ça venait d'où; maintenant je sais : d'une encyclopédie jeunesse. Date de parution : sûrement près de 1960, je suis pas un expert. C'est le fun! :-)

Et ça me fait penser, j'ai dit l'an passé dans un cours de Kafkadan que je comprenais pas pourquoi on pouvait tripper sur l'exemplaire original d'une grande oeuvre. Aujourd'hui je le sais pas plus. Par-contre Dieu que je trippe toujours sur les vieux livres qui ont du vécu! Je pense que demain je vais aller le piquer finalement le volume de Becket ou L'Honneur de Dieu qu'ils ont à la bibliothèque du Cégep. Y'é pas original mais plein des commentaires anotés que des metteurs en scènes ont laissés et des larmes que j'y ai versées quand j'ai dû jouer le roi (j'avoue). Pour moi ça vaut beaucoup plus.


P.S.: Hey je pense que je deviens hot : Patrick Dion m'a envoyé un courriel et Daniel Rondeau un commentaire... yes!!

Tant qu'à rien dire

(Blog hors contrôle)

(merde j'ai vraiment peur : personne va m'en vouloir toujours si je change de narrateurs à l'avenir? je veux dire, Jessou, tu vas le voir venir quand je vais avoir l'air de me ressembler pour te faire croire des choses hein? Ou bien toi Lily, tu vas pas être trop fâchée si jamais je prends un personnage mysogine? Tsé, c'est juste pour essayer d'être littéraire... j'ai peur... maman...)


(Bon j'avoue j'ai menti, c'est aussi et surtout pour le trip que je fais ça)

18 octobre 2005

Si j'étais Bérénice là c'est le moment où je me sacrerais par la fenêtre

17 octobre 2005

Atelier littéraire #4

Un sonnet cette fois. Écrit 15 minutes avant le cours. C'est une vraie joke. Une attaque aux pouèteux. Elle a marchée. C'est le comble. Je suis fier de moi.


Douleurs premières

Je suis amoureux d'une poupée de verre
De ses larges yeux aux clartés déléthères
De son coeur de glace aux lueurs bleutés
De sa peau douce aquatique aux éclats éthérés

Je suis amoureux d'une poupée de pierre
Des échos de son âme dont je suis prisonnière
De la dureté si lourde de ses bras si doux
De son marbre froid qui me mord de partout.

Ô Dieu! qu'une fée entende mes cris!
Perdue dans la nuit qu'elle lui redonne la vie!
Ô morts blessant mes chaires!

Épargne son cristal de mes blessures si amères!
Écrase ces roches dures qui me volent les femmes
Et brûle mon coeur déchiré par ces flammes!

14 octobre 2005

BABORD

mise en contexte : travail de socio pourri à faire sur les rôles sexuels de Babar, méthode de travail pas au point pan toute. Résultat : du bourrage de crâne/de texte. Pratique dans la vie, inutile au Collège.

«ce que je me propose de faire là c'est aller prendre une petite marche dehors pendant laquelle je vais arriver à me convaincre que c'est pas bon de se tuer à faire trop de travaux; se faisant je vais essayer de développer des structures mentales me permettant d'être plus efficace dans mes travaux» Basduck à Jessou (je suis charmant)

«Ah cibole! et en plus à la Chaîne Musicale ils font jouer un espèce de contry gay alors que d'habitude c'est de l'électro avec Claude Rajotte...» B. -> Ré.(trouvez les blagues)


TUER BABORD CRISSEZ LE PAR LA FENÊTRE PUIS SERVEZ-LE À LA TABLE :

NOURRISSEZ VOS ENFANTS
PENSEZ AUX ENFANTS
BRÛLEZ LES ENFANTS

__________________________________________________________________

Conclusion : principaux thèmes sexuels abordés dans les dessins animés pour enfants : perversion humiliation domination zoophillie pédophiles masochistes travestis

Sur un fond d'embargo grenadé sur Célesteville/Cuba [C'EST EXOTIQUE] - AROUBA

12 octobre 2005

Je viens d'ici

La Grande Bibliothèque ça mérite son nom, c'est grand, c'est une bibliothèque, c'est spécial. Toujours spécial le monde à montréal quand tu viens d'ici. Les madames aux cheveux bizarres, les monsieurs bien habillés, les junkies qui se tirent des lignes dans les toilettes de bibli (c'était pas toi Vivi toujours?), toujours agréable.

Le malaise devant la quantité de livres.

À vouloir tout voir, tout louer, je suis partit sans rien prendre.

Bye bye Poe, Blake, Lovecraft.

Au moins j'en suis quitte à avoir découvert plein de bonnes méthodes de travail, c'est l'avantage de discuter avec des profs, c'est l'avantage d'être un Arts et Lettreux en Arts et Lettres.

J'en suis sortit aussi avec un plan d'appartement pour l'université yesss - ça fait moins peur. C'est l'avantage de discuter avec des gens cool. Quand ils se prennent pas pour d'autres.

o o o

Un beau bonjour tout spécial aux amis adomondiens dont zé placé les blobz ici : c'est peut-être pas tous des bons zécrivains mais au moins zé tous des bons zêtres zumains - za compense amplement.

(Maudit- décidément mon blog est en train de prendre une tournure tellement plus personnelle, tellement plus ordinaire, tellement moins "wanna be littéraire" avec presque des vrais personnages et presque des vrais amis en liens, ça devient désespérant, si la session continue à la fin je vais me ramasser à brailler : maudit emo.)

Luc

Ce qui est pas cool avec le chum de ma soeur c'est qu'avec lui on se sent bien même en écoutant Star Académie. On a pas le malaise qui pousse à se dépasser. C'est pas cool. C'est normal.

Un beau bonne fête à Jessou

Jessou! Bonne fête!

Jessou c'est ma date, et pas n'importe quoi pan toute, sé la fille du Vieux Montréal.

Je l'ai rencontrée cet été et déjà c'est une bonne complicité. Mais elle aime pas mon blog. Faque Jessou ben a m'aime pas toujours. Mais en tout cas, on va sûrement se marier un jour pareil faque je m'en fous :-)

Bonne fête Jessou!
xoxo

11 octobre 2005

Bonjour tout le monde!

Pardonnez du dérangement mais je voulais vous avertir que durant les prochains jours je serai muet comme une carpe. Je prépare quelques gros projets assez exigeants qui devraient "cirer des chaussures" comme le dirait mon frère! À bientôt !

B.


Humeur du moment : Aucune voyons donc, je suis vide comme n'importe quelle fille de ma classe! hi hi!
Trame sonore : Cradle of filth - ça trash! :-)


Par ici

Ça fait à peu près trois mois que je marche presque chaque nuit dans les rues de Melocheville à être tout seul comme un grand et sans jamais croisé personne. Pour la première fois aujourd'hui je pense que je peux dire que j'ai vraiment eut peur.

J'étais arrivé au coin de la première avenue en pensant que "...dans mon étude de l'imaginaire faudra que je place après l'Emo-Urbain la scène d'auto-érotisme de Béatrice question de traiter du phantasme..." quand tout à coup (je me tuerais de dire ça si j'aimais pas tant l'expression...) j'entends siffler pas trop loin, je vois des oiseaux qui partent d'un bosquet pis un espèce de pitou idiot se met à crier. Deux secondes plus tard pu rien pan toute, même pas le bruit des moteurs de piscine. Merde faudrait pas que je me fasse attaquer (c'est toute sorte de gens bizarre qui rôdent dans le quartier ces temps-ci...) (qui plus est il y a de plus en plus de chiens errants et la plupart ont des faces de grimlin, c'est assez freakant à voir de jours alors imaginez la nuit...). Mettons que ça te pète une bulle assez carré merci. Je suis rentré à maison directe.

08 octobre 2005

Retours

Présentement samedi soir, fête de famille, l'air de rien je me sens bien.

Pour la première fois à ma connaissance, je ne suis plus le seul à boire plus que de raison dans un party de famille. Après la bouteille de vin habituelle, ma plus grande soeur, Véronick, nous a sorti un porto délicieux question d'en faire goûter mon père qui n'en avait jamais pris. C'était le même que pour mes 18 ans. Très bon. S'en suivit d'autres bouteilles...

Les discussions sont étonnament agréables ce soir, leurs sujets assez vagues: les fantômes que mes soeurs croyaient voir quand elles étaient jeunes, les plans de Véronick pour sa première maison, la nouvelle job de son chum Luc...

C'est drôle mais d'habitude les conversations avec ma famille c'est pas vraiment mon truc. Je préfère les gens plus "sophistiqués", les sujets qui sortent de l'anecdotique, d'où je viens..

Pourtant ce soir j'aime bien ça. Je veille sur mon neveu qui devrait s'endormir d'une minute à l'autre, je le regarde vraiment calme, sans musique, rien, c'est reposant.

Souvent je me donne des airs, je donne l'impression que j'aime pas les gens qui m'entourent, spécialement mes parents, mes soeurs, mon frère (malheureusement il travaille ce soir) et, au fond, finalement, je les aime bien.

Bon William dort. Je vais retrouver les autres. See you latha.

05 octobre 2005

FUCK YEH !!

Demain non seulement j'irai pas au cours de socio, je vais convaincre le prof que son travail je l'ai pas compris, que je l'ai fait, qu'il l'a pas expliqué et qu'il nous a promis des extensions. Non seulement je vais faire tout ça mais en plus je vais le convaincre que son cours est mauvais, qu'il enseigne mal, que ses plans sont sans logique et que la machine étudiante à prof bashing trippe dans son dos.

Non seulement je ferai tout ça, je vais m'en sortir avec du temps supplémentaire, des privilèges, et, surtout, je vais arriver à lui arracher des remerciements et de la reconnaissance.

C'est ça l'avantage d'être têteux : tu peux faire ce que tu veux.

04 octobre 2005

Leaders d'idées

Je hais les arraignées qui font crounch quand t'es écrase.

Y me semble que quand tu es fais pour être écrasé la moindre des choses c'est de pas faire crounch quand ça t'arrive.

03 octobre 2005

Atelier Littéraire #3

"Francis est con."

Je me souviens d'avoir écrit ça à l'âge de sept ans sur le mur de la chambre que je partageais avec. Ça a été mon premier graffiti. Je me souviens que je m'étais dit : je vais le faire chier en écrivant que c'est un crisse d'épais en face de la porte; comme ça chaque fois qu'il va rentrer il va savoir que c'est un con. Je me souviens aussi d'avoir pris une écriture différente question que personne sache que c'est moi. L'air de rien ça a marché. J'ai jamais été puni pour le crime, pendant 3 ans mon frère pouvait savoir que c'était un con pis moi ben j'étais content de m'être venger. Bon, je parle de ça là parce que je le pense toujours. D'autant plus depuis une couple de temps, si il lâchait pas de me faire chier avec ses anecdotes d'agent de sécurité à La Ronde, maintenant il risque de pas lâcher de me faire chier avec ses anecdotes d'apprentis policier à Nicolet (c'est l'école de police pour ceux qui le saurait pas). Parce que Hé Oui! finalement! Mon frère va bientôt devenir un vrai policier! Sortez les tambours et les trompettes mesdames, il va être tellement sexy.

Tellement ridicule.

Dans la famille les matantes connes en ont rien que pour ça; vous devriez les voir à Noêl, c'est horribles. Toutes déjà pompettes après même pas deux verres de vins, elle lâchent pas de faire des espèces de jokes crissement débiles aux sujets de ses pecs, de ses menottes, wouhh elles doivent en mouiller leur culotte.

Les mononcles sont pas beaucoup mieux. Pour eux c'est la fameuse blague : l'Agent Leboeuf. Oh oh! Crisse! Quoi vous riez pas ? Pourtant c'est supposé d'être drôle non? Mononc Léo la rit ben gros lui en tout cas! Faut dire qu'il est toujours un peu gorlo après ses 8 "mauvaises bières" et qu’il se la fait aller la poche sur le karaoké en regardant mes sœurs! Yes! toi t'as de la classe mon grand.

Anyway.

Je dis ça mais très franchement ça me fait un peu chier qu'il parte pour Nicolet comme ça. Je m'étais habitué à le voir à maison cet été. Avec sa blonde, ma soeur des fois et son chum, ça faisait une ambiance de famille. Ça changeait assez de moi tout seul avec mon père à faire semblant de bien nous entendre.

C'est con mais de parler de ça ça me rappelle des tas de choses. Marie-Ève, ma moins grande soeur, quand j'avais 7 ans, qui part pour un stage de confirmation. Marie-Ève toujours, un peu plus tard, elle devait être en secondaire 4, moi en 6e année, elle se fait crisser dehors par mes parents. Véronick, ma plus grande soeur, elle part étudier au Cégep d'Alma. Quand j’étais petit on était toujours ensemble, elle me défendait contre mon frère. Pendant trois ans les seuls moments où on pouvait se voir c’était les vacances. À chaque fois qu'elle repartait on pleurait ensemble dans sa chambre.

Ma mère aussi, je devais avoir 14 ans, elle part de la maison avec ses valises. Mes parents venaient de divorcer.

Mon frère qui part pour Ahuntsick, je m'en fous.

Mon frère qui par pour Nicolet, je m'en fous moins.

Et l'an prochain moi qui part pour l'université.

J'ai jamais eut de mortalité dans ma famille mais y'a tellement de monde qui sont partis pour revenir changés que c'est tout comme. C'est hallucinant.

Pis crisse que j'ai hâte de partir.

02 octobre 2005

Météo

On est ici


On s'en va là

Je ne me comprends plus

Je m'excuse tout le monde pour le poème de l'autre soir. C'est que je me sentais inspirée mais là en le relisant je vois que c'est tellement poche que je l'ai supprimé. Je m'excuse Alice, je sais que t'aurais aimé le lire. Je te le donnerai à l'école. Les autres faut que vous compreniez que des fois je peux vraiment partir dans mon monde et dire des choses terribles auxquelles il ne faut pas accorder d'intérêt. C'est ce qui s'est passé ce jour là. Je ne saurais pas trop vous dire pourquoi sinon que ça doit être à cause de la journée tellement belle que j'avais passée et de voir le ciel aussi beau cette nuit là ça me faisait vraiment tout drôle. En tout cas. Je m'excuse encore. À bientôt.

Béatrice.

Humeur du moment : un peu déprimée
Trame sonore : «Everybody got to learn sometime...» - Beck

Le ciel par ici

Ce soir les gens qui m'ont vu marcher dans la rue on dû me prendre pour une vraie zombie. La tête penchée vers le ciel, j'ouvrais grands les yeux pour pouvoir contempler les étoiles de mon mieux. Il était beau, clair, limpide comme une eau pure et fraîche à l'exception d'une masse nuageuse de pollution lumineuse à l'horizon. La grande ville de Montréal, si loin mais en même temps si proche, je ne l'aime que le jour où je ne la connais pas car la nuit elle me montre ses avions qui éclairent la clarté éternelle des étoiles les plus belles.

Fuit, mon dieu Soleil, quand je songe à toi ces toiles en dormant tombent sur moi.

Béa.

Humeur : ?
Trame sonore : Lettre au soleil - Nico Lelièvre