17 juillet 2009

De l'autobus, et de la fin

En fait, c'est vrai. J'y ai pense, ce matin, dans l'autobus bleu de la Citso qui devait me conduire de Melocheville a Montreal; parce que je pensais aller chez Christian et que je pensais (ca devient simple, la. Le sentiment s'et claire.) aller m'amuser, peut-etre, avec des amis; genre Colin ou Helene.

En tout cas, ce que je me disais, c'est que vrai j'etais probablement bipolaire; ce qui est maniaque, quand on y pense. Moi, je trouve ca vraiment tres drole... En tout cas, me disais que y'etais dans une phase depressive parce que triste.

Aussi, voila la forme que prend mon humeur en ce moment :

+ +

Ce que je me dis, dans le fond, c'est que; pour que Christian me reponde pu comme il le fait; et qu'il parle d'amour sur son blogue; qu'il ait eu une crise philosophique tres importante (Bruckner) et que dans son courriel dernier il ait dit que si j'etais a sa place je n'ecrirais pas comme il le ferait; j'ignore s'il a raison, d'ailleurs. Mais, je le pense.

C'est que, je pense, il va mourir !

+ +

Encore qu'il l'ait pas dit. L'ai lu dans le silence ! (Comme Valery dans les pas.)

+ +

Ce qui me derange pas vraiment. Encore que ca m'emeuve et que ca me bouleverse en me rendant tout-a-fait triste; d'une tristesse plein de couchers de soleil sur l'Eglise des patriotes;

ce qui me bouleverse, donc, dis-je. Mais ce qui ne me derange pas :

+ +

Bruckner :

(L'euphorie perpetuelle) dans le fond, ca va mettre un terme a toutes ses souffrances. Et, c'est la fin de tous les poetes maudits; qu'il proclame depuis longtemps, d'ailleurs.

Non, ca me derange pas outre mesure; dans la mesure ou je n'ai pas ce sentiment. D'un point de vue strictement rationnel, je suis content pour lui. Puisqu'il aura toutes les vierges qu'il desire la-haut.

Non, dans le fond, ce qui me rend triste; et je suis pret a le prendre comme un evenement imaginaire, c'est qu'il meurt bel et bien.

J'ignore, d'ailleurs, si ce qu'i'me derange c'est qu'il me connaissance pas mieux; ou de pas avoir la chance de mieux le connaitre. Je suppose que la fin de ce message reside dans le mince interstice de la litterature.

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Vais aller marcher.

Sur le blogue... (courriel)

J'essaye de faire plus simple !

+ +

tu devrais trouver a te rassasier.

Moi, ce que je comprends pas, c'est que t'es comme ces criminels qui n'ont nulle envie de se reformer ! C'est vraiment con. Tout le sens commun sur lequel se base la litterature; Kant l'a prouve, est valable. Il faut faire cela, a mon avis, pour etre le meilleur ecrivain possible !

Anyway, si j'ai ecrit a Maxime Catellier c'est qu'il semble dire que t'es un con et chercher a le montrer, a le prouver, dans tout ce qu'il fait. Ce qui est un peu pas cool, je trouve. Il pretendra avoir raison et moi je t'avouerai que je cherche encore ce que ca veut dire avoir raison. En tout cas, a l'en croire, en devoilant le punch de ton premier roman, il voulait dire : regardez, c'est drole, on peut se moquer de ce mec, lui prouver que c'est un con. Au fond, c'est ce qu'il pense de lui. C'est pour ca que Christian a pu se relever dans ton estime, alors qu'il etait lui-meme tres mechant, ressortant le Dany Leclair tres mechant de l'epoque en appuyant sur le regard de tueur qui lui semblait necessaire !* Celui avec qui tu te bats encore. Quand est-ce, Dany, que tu vas comprendre que : 1) t'es intelligent; et que, 2) tu gagnes a etre gentil.

En tout cas, me demande des fois si t'aimes pas ca etre mechant. Si ca te fait pas plaisir de me blesser ("l'impression d'un echec"). Tu sais comme moi que c'est salaud; comme je sais quand j'ecris de mauvais textes (Christian); alors, pourquoi tu le fais ^ Pourquoi tu le fais, Dany ^ Que j'aime, d'ailleurs. Par tradition ^ Parce que c'est ce qu'on t'a appris a faire ?

You bet. Releve-toi et agit en homme tabarnak ! Laisse pas les Anne Belanger de ce monde dire que t'as pas de valeur, du point de vue esthetique, parce que nationaliste sans connaitre d'autres l'etranger ! Ouvre-toi les yeux, bordel; tu sais qu'elle a raison. T'as l'intention de manger dans des restaurants de cuisine canadienne toute ta vie ^ dur, de manger au Ashton quand t'es a Saint-Jean, hein ^ T'as vraiment pas d'ouverture d'esprit ou quoi ^ Et on dirait que tu t'en vantes, com'on ! esprit colonial. Bravo Dany ! Bienvenue au XVIe siecle !


Moi, je suis alle manger dans un restaurant egyptien tantot. Un vrai restaurant de vraie bonne cuisine egyptienne. Parce que, tse, il y a des egyptiens a Chateaugay. (Le probleme de Montreal, c'est qu'il y a personne qui vient de Montreal ^) Un vrai bon restaurant, je te dis. Meilleur que tout ce que t'auras de cuisine asiatique ou americaine; ou quebecoise. (J'ignore, d'ailleurs, si tu aimes les fast-foods a l'americaine. En tout cas, tu aimes la Black label, ce qui compte pour te montrer (je te rends la vie plus facile) que t'as un esprit de colon). T'as remarque, ca n'existe pas des restaurants de cuisine quebecoise. Hein, pourquoi ca existerait ^ On a pas de cuisine de toute facon. Jeanne Benoit, c'est de la marde. Le sirop d'erable, on cuisine pas ca. En tout cas, pas en dessous de 30 piasses; et encore, c'est avec de la viande de cerf des Iles-de-la-Madeleine ! (Qu'elle richesse; quelle pauvrete.) Ce qui est tout a fait valable. L'elite canadienne-francaise des professions liberales campivalenciennes l'a compris. Mais toi, Dany, quand est-ce que tu vas reconnaitre la valeur quebecoise ^

Anyway, je devrais me resigner a te voir comme le mononc' mechant; et encore, il y en a pas dans ma famille. Auquel je ressemble, d'ailleurs, parce que mis en accusation de menaces de mort ! Te rends-tu compte, Dany, que tout cela est DIABLEMENT DROLE ^

Bastien


*(de memoire. On peut aimer Christian parce que ca lui semble necessaire de dire ca, et qu'il atteint son but, selon Nadia. Pour ma part, je suis pas sur que ce soit vraiment utile d'atteindre ses objectifs !)

Yo, (sur un ton trickster)

j'ai pu besoin de 8 blogues pour me cacher.

Huit, c'est le chiffre symbolique. Celui que j'ai dit a Thiffault pour lui dire : regardez, si vous voulez voir des menaces de mort, allez voir la-dessus. Mais a mon avis, ca en est pas. (et ne sachant pas ce que je suis et n'ayant pas besoin de le savoir, je l'ai laisse penser ce qu'il voulait; mais aurais-je pu vouloir lui faire penser autre chose ^)

+ +

va voir sur le blogue, si t'as une petite demi-heure. C'est
complique.

Moi, pour ma part, je suis triste. J'ai pas vraiment le
droit de dire que ca m'a blesse ce qu'a dit Dany Leclair. En fait, je pense,
j'ai le droit. Je trouve ca blessant parce que Dany comprend pas ce que j'ai
fait, ce que j'ai ecrit. Encore qu'il generalise le truc et que pour autant que
je sache ce soit juste dans le detail que ce soit vrai.

Moi, pour
ma part, je commence a etre fatigue de cela. Je sais que je tiens un bon
langage; il faudrait probablement que je reflechisse avant de parler et me
mettre sur le sens commun mais je pense pas vraiment en etre capable. Je jouis
d'une trop grande liberte quand ca arrive; c'est tout un drole de tour que
d'etre capable d'exprimer des idees sans que la personne les comprennent. Sans,
pour autant, qu'elles soient neantisees; qu'elles n'apparaissent pas; qu'elles
ne soient pas la. C'est Doubrovsky qui disait, tres mainstream qu'il se dit
beaucoup plus de choses dans les silences que dans les mots. C'est mon avis,
aussi. C'est pas un tres bon poete mais c'est tout a fait honorable; je sais ce
qu'il veut dire. J'ai l'impression que, dans ce silence, il y a quelque chose;
ce que le poete ou l'auteur ne dit pas. Aussi, on peut aller y chercher ce qu'on
veut; part of yourself comme dirait Danny Plourde. (En ce sens c'est un
tour de camionneur pour crouser. Comme si j'etais capable de trouver
quelque chose en toi pour me nourrir. Ce qui fait vraiment pathos, tu
trouves pas ^ (...) Je me demande si Laurent te fait le coup. S'il le fait, je
suppose que c'est assez vrai. Je l'ignore... J'ai pense qu'en
Mistral... Mais il n'y a qu'en moi que je peux trouver des reponses a mes
questions.L'experience et toute la psychologie moderne nous montre qu'il n'y a
qu'en soi qu'on peut trouver des reponses. Aussi, en lisant le texte, donc en le
redisant la deuxieme fois, je disais : "part of yourself", ou le "your", c'etait
moi ! L'idealisme dit ca. L'expression vient "de moi". Ou, plus
vraisemblablement d'un film americain dont j'ignore le titre...)
En tout cas,
je suis fatigue. Mais toi, tu t'en fous, hein ! (dit-il, sur le ton fache des
personnages de Michel Tremblay).

Non, dans le fond, je m'en fous
pas. Et si t'es venue vers moi la premiere fois dans ce local de jeux d'Etudes
litteraires, c'est precisement parce que tu t'en foutais pas non plus ! Non, ca
t'interesse, you care. Et toutes tes experiences avec ta grand-mere sont venues
enrichir en toi; part of yourself, ce talent; ce genie; qui fera de toi et pour
toujours; ma blonde !

Normal

Je m'en veux. Je suis un vrai salaud.

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Paradoxalement, c'est aujourd'hui qu'il faudrait me proteger !

http://basduck.blogspot.com/2009/07/ou-est-largent.html

Encore pour quelques temps.

+ +

B.

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Dany, dis-moi-le que t'es blesse. Je crois que ta blessure est legitime mais je ne sais pas pourquoi. Je ne la comprends pas !

Je m'amuse avec le monde. C'est probablement ca le probleme. Hein, Mistral ^

+ +

Bastien

Ou est l'argent ^

Je publie le texte exact.

+ +

Aujourd.hui, je me suis fait couper les cheveux. Et, c'est drole, pour une rare fois je n'ai pas eu l'impression de payer de ma personne. En fait, je ne sais pas trop de quoi je l'ai payee; mais je suppose que c'est avec de l'argent.

J'ai note :

"C'est etrange. Aujourd'hui mon pere m'a donne 20 $ pour une coupe de
cheveux. Je le lui ai rendu. Qui gagne ^ Sinon moi qui a une coupe de
cheveux."

Je sais, maintenant, que la coiffeuse a gagne vingt dollars et que moi j'ai gagne une coupe de cheveux.

Le 20 $ est disparu dans les poches de la coiffeuse. 16, dans le detail.

+ +

J'ai du retracer la transaction pour comprendre : mon pere m'a donne 20 $, que je donne a la coiffeuse, et que j'en donne un autre a mon pere.

Aussi, j'ai paye le 20 $ deux fois.

+ +

Dans le fond, je pense m'etre "reintrojecte" ma valeur; je pense que ma valeur tient aujourd'hui a des valeurs qui me sont interieures; qui ne me sont plus, donc, exterieures. (Je veux reprendre cette phrase puisqu'elle me semble trop obscure pour Dany Leclair : ) ma valeur tient a ce que je suis. Elle ne tient plus a celle que d'autres m'attribuent.

Ce n'est pas la meme chose. La seconde phrase est plus claire, plus shocking. Ce qui est avantageux, du point de vue Leclairien. Mais, du mien...

+ +

Je suis pret a en concevoir les avantages. Aussi, je devrais penser ma phrase avant de l'ecrire ! Ca rendrait le trajet beaucoup plus ardu mais peut-etre plus enrichissant. Merci, Leclair !

+ +

Je reprends :

+ +

Je me rappelle que Christian, dans les bars (faudrait que je me presse pour cacher que c'est de la frime !), me payait de l'alcool. Ce qui n'etait pas signe de ma valeur; signe de la valeur de la biere du consommateur sur le marche; mais bien signe de sa valeur a lui !

Ce que j'avais senti, par mon amour de lui, mais ce que j'avais pas @compris@, sur un ordre :

irrationnel !

+ +

J.D. Bastien Leboeuf
Melocheville, le 17 juillet - Chateaugay, le 18 juillet 2009.


(Christian, recolte ce que t'as seme !)

+ + +

Ce que je crois, c'est que ma valeur change. Je passe de part de l'autre (en anglais ce serait plus clair : part of yourself) a part de moi-meme. Ce qui me singularise, ce qui est extremement dangereux.

Feed-back sur une serie de courriel

Je suis incroyablement baveux. Je vais me faire tuer si je continue comme ca.

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pour autant que je sache. Ni la psychologue ni mon pere me comprennent. Je
suis hermetique mais peut-on vraiment (me) blamer ^ C'est pas de ma faute,
j'ai ete eleve comme ca. Par Mallarme et Mahmud Darwich et Miron. Peut-on
vraiment les blamer ^

Toi, comment tu vas ^

+ +

Je te parlais, sur un plan psychologique. Est-ce que ca
s'ameliore a
ton avis ^ Ai dit un truc qui a emu mon beau-frere. J'etais
assis a
la
table de cuisine, chez ma soeur. On avait apporte des crayons
pour que mon
neveu dessine. Ma belle-soeur en a profite pour le faire aussi.
Ma
soeur,
Marie-Eve, a demander si on pouvait lui dessiner un dragon
chinois. J'ai dit :
oui, et pris les crayons et fais un beau dessin,
comme
je le voyais. Encore
qu'il ait ete different dans ma tete. Mon
neveu est
venu le voir. De loin, ce
qu'il pouvait voir etait tres joli.
C'etait
reelement tres joli. Il s'est
approche, avec son dessin, a jete
un coup
d'oeil a ma feuille et fut blesse de
voir que le sien etait
moins joli. Il y
avait de la tristesse dans sa facon de
baisser sa tete
en signe de
deception; decu de ne pas etre aussi talentueux que moi
en
dessin. Moi, je
souri et fut content comme Nicole Brossard en conference,
apres qu'elle ait
lu un joli texte sur l'ecriture plein de metaphores
fortes. Je
lui rajoutai,
sur un ton plein d'emptahie (sic) : tse, William, ton
dessin pour moi
est tres
bien et il a de la valeur en ce que ce soit toi
qui l'ait fait
!

C'est tout-a-fait shocking pour des gens a
basse estime de
soi.
C'est etrange mais est-ce que c'est mal
^

Toi, qu'est-ce
que t'en
penses ^

C'est ca
mon echec !


(Les retours de chariot c'etait pas voulu mais c'est joli faque je le
garde.)

+ +

Bastien



+ +

Salut !

Ca fait longtemps. C'est cool d'avoir de tes nouvelles ! C'est drole, y'etait pas la (ce courriel), cet apres-midi. C'est drole parce que je viens les prendre une fois par moi, quand j'ai acces a Internet.

Ouais, ca va. On travaille fort sur l'estime de soi; on remarque que sa langue devient de plus en plus complexe. Comme le dit Jean-Francois Chassay de l'UQAM, on aime pas les affaires complexes.
Ce qui m'empeche pas, d'ailleurs, d'aimer les affaires complexes. Ni les gens qui trouve ca trop complique ce que j'ecris.

Non, c'est juste facheux sur le plan social parce qu'on comprend rien a ce que je dis.

Bastien

+ +

Je vous montre un truc, qui se retrouvera sur le blogue.

+ +

J'ai tellement insulte Dany Leclair.

Ce qui m'empeche pas de l'aimer.

Mais, je tiens a me defendre. Il m'a repondu sur un ton chien. Bon, j'avoue, ca vaut pas la peine de l'etre soi-meme. Aussi, je le regrette, Dany.

Non, seulement, je me demande : pourquoi tu trouves ca complique ce que j'ecris ^

B.

+ +

Faut ben que je te le dise ce que je te dis dans le dos !


Amities.

Bastien

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Je suis, terrible. Comme Nicole Brossard qui ecrivait de la poesie reprise par plein de jeunes fringuants plein de vie dans les annees 70. J'admire, honnetement, l'ecriture des femmes !

Actuellement,

Je suis au Cafe Depot.

+ +

Lui ai ecrit (a Christian), de belles nouvelles qui meritent de rester privees.

Je suis assez fier. Plus fier que d'avoir ecrit un long truc introspectif et intellectuel qui risque de faire peur a une fille.

+ +

Cela dit, je peux rapporter quelques trucs :

- Je hais Paul Valery;
- Je travaille un poeme sur l'Eneide.

+ +

Force m'est d'admettre, apres avoir envoye une trolle de courriels, que je ne suis pas un ecrivain. Puisque je ne suis pas assez dedans, je manque d'adherence a la realite. Ce qui est tres tres bad.

B.

Sur ma situation

Salut,

vas-tu a leur pendaison de cremaillere ^ Moi, c'est pas impossible que j'y aille; faudra que je demande un conge. Sinon, avant d'aller plus loin j'aimerais ca te connaitre un peu plus. Qu'est-ce que tu lis ^ ou fais ^ t'as des hobby ^ Lea m'a dit que t'etais punk. J'ai rien contre les punks, au contraire; meme qu'ils me sont plutot sympathiques. Mais je crois qu'ils ont tendance a voler la nourriture. Cela pourrait mettre de la @bisbille@ dans notre collocation, comme dirait mon pere.

Sinon, je lis beaucoup de poesie, quelques romans, peu d'essai; j'aime surtout la poesie du XIXe siecle je te dirais; encore que j'aie un faible pour la poesie quebecoise du XXe. J'aime l'Eneide de Virgile. En ce moment, je travaille comme plongeur dans une maison pour personnes agees; je compte retourner a l'UQAM en janvier, en Etudes litteraires; ou en Lettres et sciences a l'Universite de Montreal. Mon but est d'etre un ecrivain reconnu mais faudra que je paie le loyer faque je serai criminologue. En tout cas, c'est mes objectifs.

D'ailleurs, j'avais un blogue de poesie-trash existentielle; poete maudit-d'etudiant. A la fin, je parlais de ma situation sociale et j'inventais un peu, en me faisant passer pour un psychotique et un criminel. Finalement, ca a marche. Ils m'ont reconnu non-criminellement responsable de menaces de mort sur 2 profs de l'UQAM. Ce qui m'a permis de faire 1 an de therapie (que je continue) et dont j'avais besoin : j'ai fait une genre de depression.

Pis, Lea te le dira, c'est vrai que j'ai tendance a etre irritable; paranoiaque. Quand je prends pas mes medicaments. Mais je les prends la plupart du temps et, de toute facon, je suis pas dangereux. Je deviens juste agressif. Rendu que je m'en rends compte et que je prends mes medicaments, donc.

J'ai eu des colocs quand j'etais a ma deuxieme annee d'universite (donc, c'est la derniere en date) et je m'entendais tres bien avec chacun d'entre-eux pour des raisons differentes. Aujourd'hui, je suis encore ami avec deux d'entre-eux. (Les autres, je n'ai plus eu la chance de les rencontrer).

En general, avec mon pere, j'ai tendance a lui dire quoi faire. J'ai comme un genre de droit acquis sur lui puisque je joue le role de sa femme, genre. C'est assez bizarre. On peut pas se fier a ca pour decrire mon experience de colocation. Celle de l'automne 2007 est plus precise : j'ai tendance, avec mes colocs, a vouloir m'amuser; a parler beaucoup, a ploguer plein de choses qu'on comprend pas; a sortir a 2h00 du matin pour prendre des marches et a rentrer a 5. (Encore que, si ca se faisait bien dans le Centre-Ville, a la frontiere du Vieux, c'est possible que ca se fasse moins bien dans d'autres quartiers.) Auquel cas, je me fais parfois a manger. Si ca derange, je suis pret a m'adapter.

Je suis assez tolerant. Si ca vous arrive (a toi ou a d'autres colocs) de venir me parler, je pense que je m'adapterai assez bien mais je ne peux pas vraiment le prouver. Ce n'est jamais vraiment arrive. Des fois j'ai tendance a etre dans ma bulle, comme tout le monde. Mais je suis pas tres irritable.

Je suis content de voir que t'as une adresse Gmail.

+ +

Finalement, j'etais le so-called p'tit frere de ce grand sniffeux de coke de meilleur ami de Christian Mistral; grand ecrivain, de surcroit, mais je n'ai plus de nouvelles. Je ne sais pas pourquoi. Je me trouve peut-etre trop magnifique, en comparaison il se trouve peut-etre trop crade, je ne sais pas.

Interpretation.

Ce serait pour des raisons psychologiques. Au moment ou on s'est rencontres, j'avais un gros probleme d'agressivite. Cela me rendait attendrissant et peut-etre inoffensif(^). J'avais tendance a trasher des auteurs, des profs, du monde, sur le blogue. Christian m'a fait travailler la-dessus. J'ai appris a les respecter; encore que j'aie toujours beaucoup d'humour. Cela dit, je suis peut-etre magnifique de mon bien-etre; ce qui est une facon de me singulariser en tant qu'ecrivain (Maxime-Olivier Mouthier a trouve le truc lui aussi. Nadine Bismuth et Stephane Bourguignon aussi encore qu'ils ne representent pas des defis.) Ce faisant, je m'eloigne un peu de la sphere; de la communaute des ecrivains maudits. Honnetement, je prefererais etre dans le main-stream, que je trouve avant-gardiste. En tout cas, toujours est-il qu'a mon avis je represente peut-etre un defi pour Mistral; qui est aussi alcoolique, en plus d'etre coke; et qui se declare lui-meme passif-agressif (Christian, tu peux me fier a ca la-dessus; de toute facon, prend une ligne, tu vas t'en souvenir ! Tu sais que t'es le Saint de tous les vices ^). Et qui est, comme de faits, un criminel. Ce qui m'interesse et m'attendri, d'ailleurs; comme les punks representent pour moi une facon de vivre; un style de vie, exotique.

Je suis tres un gars de banlieue et d'universite. Je pense faire partie du peuple (en ce que j'en viens), des travailleurs (en ce que je le sois) et des artistes (parce que j'ecris) beaucoup plus que des intellectuels (que je frequente); encore qu'ils m'interessent du point de vue sociologique, esthetique. Ce qui etait a l'origine de mes @menaces de mort@, d'ailleurs. Puisque je cherche a les integrer.

C'est tres kantien tout ca.

En tout cas, en ce que Christian soit alcoolique, criminel et agressif, je l'affectionne. Qu'il soit cultive et qu'il cultive ses romans comme il le fait, je l'estime, j'imagine. Encore que ca m'amuse. C'est ce qui lui donn(e^)ait cette position de grand-frere qu'il pren(d^)ait...

Bien sur, ce dont je parle, c'est de moi. A defaut d'etre capable de le faire autrement. Il y a un char pis une barge entre la representation que je donne de lui et ce qu'il est en realite.

(Je le connais et je me reconnais en lui. Et je pense que c'etait reciproque.)

Non, dans le fond, ce que je veux dire, c'est que je l'affectionne particulierement parce qu'il est passif-agressif, alcoolique et criminel; qu'il est Christian Mistral et qu'il est ecrivain; et que je suis different. J'ai ces caracteristiques, j'ai ce principe. Je suis pareil, je le connais. Et j'ai decide d'en developper un autre !

Non, ce qui me derange, en ce moment, c'est que ce ne soit pas reciproque.

Pendant longtemps, j'ai pu donner cette impression parce que j'etais passif et que je le laissais me reintrojecter ses sentiments; ce qui est tres dangereux, du point de vue intellectuel; ce qui est une forme de possession. C'est tres dangereux et de la on avait une relation de petit, grand frere, je ne sais pas si ca tient a autre chose.

J'ai essaye de montrer qu'on etait pareil en m'affirmant sur le meme paradigme que lui; en faisant des menaces de mort. Ce qu'il a mal interprete et ce qu'il craint !

Assurement, il y avait un desir de tradition. De fixer une @tribu@; ce qui est tout a fait valable du point de vu intellectuel !

Maintenant, ce que je me demande c'est cultivai-je vraiment les rites, de pate chinois, par exemple; ou ne fais-je que les reprendre, parce que ca me semble trendy ^ Auquel cas, il est possible que je fonde une autre tribu que celle de Mistral et qu'en cela nous soyons en guerre ! Ce qui est probablement possible. On connait les guerres fratricides a la tete des royaumes, mais on connait moins les guerre inter-communautaires.

Je sais que moi, pour autant que je sache, je veux la paix (sociale); mais j'ignore si lui...

En tout cas, assurement veux-je me fonder dans cette tradition, humaine.

Ce que j'ignore c'est comment Rabelais arrive-t-il a rire de la tradition; en fait, cela, je le comprends. Dans la mesure ou je fais la meme chose : j'ai tendance a me moquer de la tradition, de tout, des idees; jamais des gens.

Ce dont j'ai peur c'est de ne pas etre fonde, genre; de ne pas developper la tradition. D'etre etranger a moi-meme, finalement.

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En conclusion, il faut m'apprendre a etre humain !


J.D. Bastien Leboeuf

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P.S.: Cette derniere partie vise a te montrer a quoi je pense. Je t'invite a me repondre spontanement, en te laissant aller, comme je l'ai fait. Question de se connaitre.

13 juillet 2009

News

Sors au Jardin Botanique avec une jeune femme.

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Apprends et me purge du discours mythique.

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Bois un café au lait.

27 juin 2009

Le Moyen Âge et la Renaissance

Hier, j'tais en train de rien crisser quand j'ai pris le livre à Papa qui trainait sur la table du salon. C'était La bipolarité gnan-gnan. L'ai pris, l'ai regardé, et ai vu la partie sur les schizophrènes. Ai fait : bon.

Suis allé à la cuisine me faire à manger. Je pensais à mon avocate, à qui j'ai dit que je la trouvais sexy (quelle erreur de ma part !) qui voulait que je sois accompagné par mon père. Sûrement qu'elle pensait qu'on faisait partie de ces travailleurs et de ces schizophrènes de la classe ouvrière. En tout cas, toujours est-il que dans un cubicule du Palais de justice de Montréal (Christian, tu les connais ?), elle nous a dit : « (quelque chose) comme mon autre client qui m'a fait des menaces parce qu'il était complètement pèté. C'est la même affaire. On peut te faire acquitter pour ça...» En tout cas, et à moi de penser que j'aimerais pas être à la place des avocates qui font de l'aide juridique. Parce que, ces gens sont pauvres, souvent avec des troubles de santé mentale, ça te prend ben de la volonté pour ça... Volonté que je n'ai pas. Donc, j'allais faire mes avis à Marie-Christine, pensant qu'elle était toujours en voyage, que parler à Laurent il y aurait un malentendu d'ordre ethnique, qu'il comprendrait pas mon accent; faque...

elle a appelé. D'abord, je réponds :

- Allô ?
- Bastien s'il-vous-plaît ?
- Marie-Christine, c'est toi ?
- Oui, qu'est-ce que tu fais, est-ce que je te dérange ?
- Non, non, je suis content de te parler. J'ai justement pensé t'appeler; qu'est-ce tu fais ? t'es revenue de voyage ?
- Oui !!!


Bon et là ça continue. Elle me dit qu'elle a pensé qu'elle s'était cassé le poignet en tombant dans le ciment frais; on parle des elfes, blabla... de la belle-mère comme une sorcière dans un conte où elle est la princesse; de gnan-gnan, son mariage, gnan-gnan le retour de la sensibilité sur mon universalis columna; etc. Je dois couper faute de temps.

Toujours est-il que principe de réalité elle me dit : « t'as pas la cote R pour aller en Criminologie ! » Je fais : « Ben non ! t'es sûre ? J'ai regardé, me semble que c'est 24 ». « Non, je pense que c'est plus, proche de 30. » T'es sûre ?

Il advient qu'elle ait raison. Et qu'elle se soit moqué de moi qui voulais devenir agent de probation.

Ben là ! Torrieux ! Qu'est-ce qu'y faut que je fasse ? En tout cas, il advient que le retour à l'université, pis en Études littéraires, c'est pour plus près qu'on le pense. En effet, je suis à la GB pour chercher des bouquins sur le sacré. Vais étudier le sujet chez VLB.

Ça risque d'être compliqué; ai pas de méthode pis probab encore certaine retenues face au travail intellectuel. (« Je suis pas Maxime Catellier moé câlice ! ») Faque on va voir ce que ça va donner.

À date, j'ai du Caillois, du Elliade, du Bataille et du shépuky (c'est un chinois); le goût, passablement, de le faire.

Ai plein de secret à dévoiler, d'ailleurs.

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L'émission de VLB aujourd'hui était écoeurente ! C'est exactement ça Kim Fallah.

Je mets le lien :

http://www.radio-canada.ca/emissions/lautre_midi_a_la_table_da_cote/2009-2010/speciale.asp

Ç' a l'air dur que le criss' à trouver, peut-être possible, faut voir dans Émission intégrale à droite si ça joue; c'était l'émission du 27, d'ailleurs. Et une reprise; drôle de voir comment on se fait crosser légalement pis qu'on est content.

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Ai envoyé une invitation à Mistral mais m'a pas répondu. Verrai avec d'autres copains si possible.

Faudrait je passe à Librairie Gallimard qui ferme à 6h00 chercher Briser le toit de la maison ou Jos Connaissant (en format poche) ou Klossowski ou d'autres (que je me rappelle pu)...

11 juin 2009

Conclusion

Ai laissé tombé faute d'avoir son numéro de suite et le numéro du code de l'entrée.

Aussi, ça me semble plus prudent.

Sensation + Projet

Actuellement, suis plein de chaleur. Suis relaxé.

Handicapant pour lire; mais pas pour prendre une bière.

+ +

Mon poste va se fermer et il sera passé 5h00. Donc, trop tard pour notre entente.

Too bad.

Speranza

Ai lu ce joli petit livre de Laurent Chabin; c'est assez bien fait, dans l'ensemble, encore qu'il manque certains trucs. On passe du domaine de l'expression à celui de l'art, sans que ce soit beau, vraiment. Au moins, c'est bien fait. Dans l'ensemble, l'intérêt réside en (y'é vraiment gentil, sérieux; il monte dans mon estime, après être descendu. Mais il est resté haut. Je suis soulagé.) ce qu'il y ait, franchement, de paragraphes biens écrits ! Pis il parle de Robinson, mythe parmis les amis. Même si, perso, je... préfère la version de Laurent Chabin (à celle de Tournier.) Plus drôle, plus sympathique. Avec ben de la masturbation, du déchirage de jugulaires et de la sodomie. Y'avait pas de plantes vivantes animées par le sperme, mais y'avait du loup-garou.

Ai pas trop compris c'était quoi le roman de gare là-dedans cependant. Peut-être que c'est parce que ça se lit vite, but anyway. À mon avis, c'est écrit vite aussi. Ce qui fait perdre à l'art.

+ +

Ok. Y sera passé 5h00, cela dit. T'auras qu'à refuser ma visite.

+ +

Ah, c'était une faute de frappe. Lui dire ce qu'il pourrait faire. Ai pris ce mauvais pli de Marie-Christine.

+ +

Me reprend :

Y sera passé 5h00...

Crise

Bon, c'est passé.

Est-ce que je peux toujours aller chez vous
ou je laisse tomber ?

Fin de...

Basduck / Enculé / Kant : Que m'est-il permis d'espérer ?

+ +

Début de :

Basduck < Kant : (ibid.)

Cit. Bob Dylan

« I'm ready to go anyhow, I'm ready for yourself. Into my one parade. Mister Tambourine Man ! »

+ +

Aurais préféré ne pas connaître cette tune. Pour ça je cache l'interprète.

Y'a toute une symbolique derrière ça. Je suis toujours plein d'appréciation pour Mistral; mais, honnêtement, c'est mon estime qui s'en va. Ai encore deux trois trucs à apprendre de lui, j'en conviens.

Mais une autre fois.

Il a quand même du courage

De pas avoir publié mon commentaire, dans sa logique :

Je les publie pas, tes épaisseries. Pour te protéger, pour me protéger
aussi.

Ce n'est pas un courriel, que j'ai publié, de Lévy. Et tu ne devrais pas
commenter le visage de Big Mac, pour le best ou pour le pis.


Comme pour Claude Péloquin, j'imagine. (Sym ! Defend yourself !)

+ +

Il faudra l'ignorer.

Plan B

Vais aller faire du magasinage.

Feeling

Je suis, soulagé.

Estime de soi

Force m'est d'admettre que je vais devoir me rabattre sur mes amis qui me font confiance.

BAnQ + Blogger + Sentiments + Fuck him + Magasinage

Suis venu à Montréal dans l'espoir que Mistral me recevrait. Apparemment, il y a pas eu de message de son côté depuis les derniers courriels.

Je suis passablement capable d'en prendre; passablement insensible à ce genre de choses. Mais là je commence à trouver que c'est too much.

+ +

Suis passablement rassuré. Il vient de me répondre, signe de notre amitié. C'est okay mais je suis ébranlé.

+ +

Je l'aime ben Christian. Je commençais à désespérer de recommencer à avoir notre relation normale.

Là, j'essaye de stabiliser...

+ +

Fuck ! Ai pas le goût de m'arranger, okay ?!? FUCK
YOU


+ +

Vais aller manger du chinois tout seul. Et magasiner.

Je considère que c'est pas moi qui a salopé notre relation.


B.

Te témoigner de l'affection (pour Christian Mistral)

Avais, d'ailleurs, l'intention de modifier mon design pour écrire en marge, à place de : « Basduck, le blogue, les filles... » : - pour Christian Mistral.

Je voulais juste demander à Rémy de me faire un printscreen avant. Avais peur, cela dit, de lui demander son service.

+ +

Christian, c'est mon ami, j'en conviens. Peut-être pas le meilleur mais assurément le très bon; le sublime ! Cela dit, j'ai souvent peur de sa réaction mais dans l'absolu j'y fais confiance. C'est ma conscience transcendantale (de là de lui avoir permis de presque me sacrer en prison, de là de lui avoir dit que c'était comme mon deuxième père;)

un père ? Sur une base spirituelle, assurément. Mais peut-on vraiment lui dire ça ? Alors qu'il est tellement fier de son rôle de père. Je suis sûr que oui mais ça prendrait un contexte; que j'étais (que je suis) en train de monter.

En tout cas. Grand frère, assurément. Je lui témoigne pas d'affection, peut-être, mais ça m'empêche pas d'en avoir un char pis une barge.

Ami, aussi, d'ailleurs. Me considère pas comme son ami; me considère pas comme un tribal mais comme un genre de sorcier ou de marchand qui prend en sympathie, et en affecion, c'est gens.

Live, c'est plus facile.

Ce serait plus facile.

+ +

Anyway, tu le sais que in presentia on a un rapport presque fusionnel.

+ +

Avec toute mon affection, mon amitié, et mon amour;

Bastien

Je corrige : Plottaille...

Là que j'ai trouvé le mot :

« observant la plottaille qui passe au hasard plutôt que reprendre ton enquête de façon dynamique. » (Je souligne.)

+ +
ouais, je vais corriger. Et faire un post pour m'excuser et te remercier de
la remarque.
+ +

vais corriger.

09 juin 2009

BAnQ - 2

Suis encore à la BAnQ.

C'est drôle, en sortant tantôt, j'ai croisé Chevrier. L'ai invité à aller prendre un bière ou un café, après son cours. Il a accepté mais à 21h40 il m'a tchocké. Ai pensé avoir un plan B, quand j'ai vu son ancien Coloc, Benj, au ras des ascenseurs. Y m'a annoncé qu'il comptait aller manger et s'en retourner après. Ai vu qu'il était fatigué, m'a pas trop tenté d'y aller avec lui. Voulais voir le texte de Léa dans le Moebius...

L'ai pas trouvé, finalement. Mais ai pris une rasade de Jack Daniel's dans la toilette. Parce que, j'étais fatigué. Je laissais entrer trop de lumière dans mes yeux; je captais trop d'informations. Mode hypomaniaque. Me suis dit que l'alcool potentialiserait l'effet des médicaments et, comme de faits, ça a marché.

Je suis pas fier mais bon. C'est une solution temporaire, le temps que le sevrage se fasse. Ààààà moins que je sois obligé de demander au psychiatre de me lever (monter) la dose, ce que je serais pas fier de faire.

+ +
Faute d'avoir de nouvelles de Mistral, à 20h00 je suis arrivé à l'Entretasse, sur Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal, près de la galerie Pangée des lancements de Marchands de Feuilles (donc de la revue Zinc); et du Palais de justice. Et d'un Tim Horton qui sera ouvert 24h pour l'été. Bonne information pour qui reste souvent pogné « volontairement » à Montréal la nuit entre 00h00 et 6h00...
ai commandé un mélange américain (ils ont de drôles de saveurs, vraiment bonne) après qu'un magistrat (ou ce que j'assume être un magistrat. Il avait pas de toge mais il avait le look gentil, sérieux et élégant, quoique procédural, des juges) se soit commandé un espresso.
Bon, la fille était gentille, elle parlait français sans accent, ce qui est pas nécessaire, mais qui fait qu'on se sent chez nous; dans la mesure où, chez nous, c'est Châteaugay; et il jouait du Jean Leloup. J'ai vite deviné que c'était la compilation parce que les tounes se suivaient, comme dans la mienne; celle que Thom m'avait fait acheter quand j'étais au Cégep.
Prenant de la crême dans mon café (sic), j'ai constaté que ça devait être un café de bonne qualité, forcément (bien qu'un peu cramé, ce qui tue le café;) parce qu'il y avait de la mousse sur le dessus. C'était pas de la mousse trop nombreuse et vite disaprue des cafés Second Cup; c'était une mousse petite, discrète, mais bon signe; comme le trait d'un pinceau; sur une toile de Matisse, par exemple. Et, au goût, il était correct; plein de caféine encore que la saveur n'était pas distincte. Elle était okay, comme celle de leur mélange du Sahara; mais sans distinction. Dans le champ des cafés, c'est important la distinction.
Me suis assis à une table haute dos à la porte à côté de la fenêtre pour voir mais pas trop; prêt pour être attaqué, et pour me défendre; me revirant. À côté du comptoir à crême à côté du comptoir à cash; (je fais des consonnances faciles parce que j'ai bu). Ai sorti mon cahier et ai écrit la shot où je me rendais de la BANQ jusqu'à L'entretasse.
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Là, je me demande ben ce que je vais faire. J'ai (encore) mal à la tête, et je veux partir. In theoria, Mistral peut toujours me répondre. En pratique, je peux toujours aller prendre un autre café. Encore que je préfèrerais le prendre chez moi. (Je pourrais aussi aller boire dans une ruelle.) Je veux bien rester, mais je vois pas ce que je peux faire. La veine de raconter ma journée est terminée, parce que j'ai compté mon punch.
J'ai pas le texte à Léa, (ni la permission de coucher chez elle); j'ai pas de réponse de Mistral (mais ça je l'ai déjà dit); -O- est pas sur le tchat, MSN est bloqué; et de toute façon, je voudrais pas tchatter; regarder des YouTubes, à part des de musique m'a toujours écoeuré...
Vais voir si je trouverais pas du Misstress Barbara. La chanson I'm running, ou You're running, ou we're running, est géniale.
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Christian, en passant, je suis allé faire un tour au Nyk's. Toujours une chouette place. En ai parlé.
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Ah !
Suis d'abord allé me promener sur le site officiel :
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Pis, ensuite, sur le MySpace. Il y a toujours mieux de chanson sur MySpace.
Ai trouvé ce que je cherchais :
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Dans les MyMusic, la première qui s'affiche. I'm running, c'est tout-à-fait moi, Marie-Christine ou Dominic. C'est vraiment génial. Feat with Sam Roberts ! Dans le pick-up, au ras de la 30, ça me semblait plus impressionnant. Mais c'est vraiment génial; le son (des instruments) renvoit au rythme qui renvoit aux paroles qui elles-mêmes contiennent des sons, qui renvoient au rythme, qui renvoit au son (des instruments). Et la boucle est bouclée, c'est la musique. C'est vraiment émouvant. Probab pour ça je l'écoute pas vraiment (me concentre sur le texte); parce que c'est trop poignant. L'écouterai dans mon salon aux murs turquoises de maison de Melocheville. Quand l'aurai acheté. Avec le recueil de Schürch. Quand mon père m'aura rendu ma carte de crédit. Soit, jeudi. (Consconnance spéciale parce que non prévue mais agréable...)
Dance me to the end of love est aussi bien faite, l'écho est bon. C'est peut-être une des plus grandes artistes de sa génération, Misstress Barbara; pour ce que j'en sais, pour ce que ma critique vaut; pour ce que je suis capable de juger.
DJ Champion était sympathique et garçon.
+ +
À mon avis, la musique électronique se réclame plus de la musique classique que n'importe quelle autre sorte. Héhé. ;-)
(Ai dû temps pour expliquer : c'est un effet de champ : tout le monde veut que sa musique soit au top; surtout les trippeux de metal qui y voient l'absolu, à cause de la complexité ou de je sais pas quoi. La musique classique, sera toujours au top, théorique, parce que; c'est ce qu'écoutent les grands, voyons donc. C'est ce qu'on (sic) fait les grands, les Mozart et Beethoven et Tchaikovski (mon psychiatre aime Tchaikovski).
Mais, dans le fond, ce qui compte, c'est le sujet. Non ?)
+ +
Kant et Jung diraient que oui. Marx et Bourdieu non. Je me range du côté des premiers. Comme tous les artistes, j'ai le goût de dire. Balzac me sert pas de contre-exemple.
Je veux y aller, la musique est ben bonne mais je dois vraiment y aller : je dois prendre mon autobus.
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Christian : t'écris demain.

BAnQ

Suis resté à Montréal finalement. J'ai fait une demi-heure de métro, 10 d'autobus et 15 de marches; je suis descendu du Second Cup où j'étais (et où j'ai payé trop cher pour Internet, en plus que c'était almost inutile, au regard de certains objectifs;) je me suis acheté un pain campagnard aux olives (c'est tellement inutile; c'est tellement du branding), qui était bon, et je suis descendu sur Côte-des-Neiges voyant du monde joli; des étudiantes en fin d'année scolaire et des madames qui se rendaient au métro. J'ai salué la chofeeuse, ma carte Opus marchait pas; je me suis installé à côté d'un gentil arabe et je suis remonté jusqu'à la station de métro. J'ai salué la chauffeuse (et entendu Sébastien Benoît dire que demain il allait nous parler du film qu'il avait vu), regardé au McCarold si je voyais pas des amis (il y a toujours des amis là-bas.) et j'ai pris le métro. Debout, à côté d'un petit mec, vieux et teigneux, qui faisait les mots-croisés du Métro. Il y avait un mec de mon âge, qui est embarqué à Villa-Maria (la station de Lée), qui s'est planté devant moi et qui a écouté de la musique sur son cellulaire, rouge, à l'écran, rouge. Je me suis dit que je pourrais en faire autant mais je me suis écoeuré de mon iPod. À Lionel-Groulx du monde est débarqué; j'ai pu m'asseoir. J'ai lu Mahmoud Darwich (sIonnah prend le café à la cafétéria) et suis arrivé à Berri-UQAM. Vers la fin, un groupe de gens habillés en noir est entré. Ils ont parlé de religion; comme quoi la fille avait ben gros déçu son père en lui disant que BLABLABLA. Bien raconté, des affaires sur la culture moderne, mais, au demeurant, vain.

D'ailleurs, pissant dans les toilettes de l'Oratoire, je me suis demandé : « est-ce que je suis divertissant ? » Le mec qui m'avait accollé cet adjectif, quand j'étais à Valleyfield, est viré complètement sur le top.

Bon, Christian me répond pas; je trouve ce texte pas joli. Je m'ennuie passque je passe le temps. Ai le goût d'aller prendre un café; probab pour ça que j'ai mal à tête. M'ennuie, cela dit, aurais aimé que Christian me réponde...

+ +

Ah mais, sans dire que je m'y attendais, c'est okay. J'ai juste pas; enfin, plus ou moins hâte à la ride de bus tantôt. Se retrouver pendant une heure dans des champs, pis des magasins de meubles, c'est horrible.

Je serai probablement trop fatigué pour dormir en plus. Lire, je veux dire.

En tout cas, faudra voir...

Resolu

Vais chercher mon pere pour rentrer. J'ai pas le budget pour deux virees a Montreal cette semaine.

Je t'ecris demain.


Ai pas le budget pour deux virees a Montreal.

Ame...

+ +



...c'est pas la plotaille ! C'est le genie feminin* !

+ +

* L'eternel feminin

Blog ^

Salut,

je suis venu pour ecrire sur mon blogue mais finalement c'est une fenetre courriel que j'ai ouverte. Signe qu'il faut que je t'ecrive a toi; plus pertinent.

Faute de reponse, et d'activites a faire a Montreal ce soir (encore que...), je vais probablement rentrer a la maison.

Je t'ecris si je vais a la Grande Bibliotheque.

B.

Oratoire

Suis a Montreal, suis venu a l'oratoire avec Papa. Moi, je suis pas rentr/, parce que je suis venu voir si Christian etait...

Bon faque en attendant je suis un peu stresse; j'ai pas bu mon cafe ce matin. On est parti tot (vers les 13h30) pour aller magasiner des souliers. J'ai trouve une belle paire couleur ecorce. Elle va etre plus belle une fois utilisee; quand elle aura perdue sa couleur. C'est chez l'Equipeur qu'on l'a trouvee.

Ensuite, on est alles dans un magasin d'arbres et de plantes chercher un truc dont il a besoin pour une job. J'ai pu voir un dahlia. C'est moins impressionnant que je pensais, serieux. Je m'attendais a une belle fleur, avec de grandes petales longues et douces et blanches. Finalement, c'etait un petit pot; une petite plante, verte effacee avec des petites fleurs roses; petites, a un point ou tu peux pas vraiment y toucher. En tout cas, ca avait l'air de se prendre dans la main. Je me demande quand trouverais-je mon dahlia bleu...

+ +

Je me demande, serieux, ce que je vais faire aujourd'hui. Parce que, c'est gris et pluvieux; j'ai pas trop le gout (eh ! salut Marine-gangsta; super que tu sois en ISSICI).

Ai plus ou moins le gout d'aller me promener. En tout cas, vais le faire, pour l'experience. Voir de koi ca a l'air Montreal pluvieux-Cote des neiges et tout. Irai faire un tour a la BG, probab...

+ +

Ame m'a pseudo tchocke ! On avait pas vraiment de plans, mais j'etais suppose la rappeler en arrivant a Montreal. Bon, je lui avais dit : @quand je serai au Presse Cafe@ mais en tout cas. Ca fait pas grande difference, a mon avis.

J'ai demande a son coloc de la reveiller. Finalement, il s'est rendu compte qu'elle dormait pas : elle etait partie ! Faque, je suis reste bedaud au bout de la ligne, dans le bruit des autobus, des klaxons et des sirenes; au pied du Rock Hill, entoure d'enfants immigrants et beaux (et probablement plus intelligents que moi), puisque ils vont au college prive.

En tout cas. Ai encore dix minutes a attendre. Le bordel.

+ + + + + +

Ce matin, comme tous les matins, je me suis reveille avec mon frere et mon pere qui parlaient. S'ettonaient de cette histoire de procureur independant dans l'histoire, so called, de la Petite Cedrika Provencher.

Mon frere disait que les policiers de l'endroit savaient que c'etait le pere le coupable (de quoi au juste ^); m'a inspire un joli texte mais je ne l'ecrirai pas encore. Me demandais si c'etait reellement possible...

L'ai entendu parler a la radio; me suis dit : vraiment, il est antipathique; je vois pourquoi ils ont dit ca mais, honnetement, sur la base de ce que je connais (des flics, leur interpretation, le sujet mediatise); peux pas le croire.

Il a un fort potentiel narcissique, c'est vrai; mais les narcissiques sont pas criminels pour autant.

05 juin 2009

PloTtaille. Voulais dire, admiration.

Admire Amélie (Léa ? Lili ?) qui ride le cheval fou.

Note : le "l" et la voyelle ("i", "a") revient dans les prénoms féminins. C'est utilisable, si t'es intelligent.

+ +

Laisse place à l'entropie.

Valleyfield.

Ai remarqué qu'on aimait quand je parle de lieux. (et ai envie de pisser).

Valleyfield, commence presque à avoir du standing. La rue Victoria, l'après-midi, c'est chic. Des boutiques de (vêtements) de luxe; des cafés, pas trop mal; et un pub vraiment pas piqué des vers. Ou j'ai d'ailleurs pu voir des juges, sociopathes, délurés, manger et prendre de la bière. Il racontait comment il avait détourné une rivière ! (Pour en faire un lac). Et appelé les autorités;

c'était un chouette bar, ou j'ai vu une belle prof de Cégep, avec une blonde, de dos. Qui, je crois, était Marie-Sissi Labrèche. Puisqu'elles sont amies; et qu'elle donnait une conférence dans la région; et qu'elle avait sa shape. Et ses cheveux. Et son linge ! (sa poitrine.)

Confonds peut-etre fantasmes et silhouettes.


Lisait un livre de photo, sur la guerre. Me suis fait une opinion sur le conflit israëlo-palestinien. Le cacherai. Parce que c'est pas disable !

+ +

ai joué avec un écureuil mort, d'ailleurs. Noir. Sans marque de violence. Ai peur qu'il ait la rage. N'ai pas averti les autorités parce que tout le monde me niaiserait, je crois. Et je suis pas campivalencien. Et j'ai pas le numéro. Et ils ont sûrement pas de courriel.

(Vais chercher...)

+ +

Ils... ouvrent un café sur Victoria. Pas un gros café; un petit café. (Mieux qu'ici). D'un genre que je connais un peu; c'est-à-dire, café pour végé, avec des salades bio, de la gelato (i?), des cafés spécialisés.

L'affiche était verte pâle et les lettres moulées rondes et blanches; signes qu'elles (parce que ce sont sûrement des femme) veulent attirer et qu'elles attireront, inévitablement, les femmes; de 40 ans, châteauguoises ou campivalenciennes; ou des régions, qui visitent le canal, et la rue, (et la ville, mais elle est plus souvent qu'autrement laissée de côté parce que hein c'est beau des vieux immeubles mais des bungalows des années 60 et 80; le Quartier Nord, c'est pas drôle, c'est pas beau, etc.) Et le McDonald, c'est pas à visiter ? Et le Centre d'achat ? Moi, je trouve que ça a le charme typique des années 90.

La rue Victoria, c'est intemporel.

Excepté pour le petit café encore pas ouvert (l'inversion, c'est chic) qui vise une classe de femmes vraiment très peu connues, sorteuse, assurément; quand on les prend pas pour des bonnes, quand on pense pas que parce que c'est spécialisé et que c'est cher elles vont pouvoir y manger parce que c'est pas gras et qu'elles se sentent pas grosses, anyway (encore que...)

La classe de femmes qui ira, est rare; et pas encore née. Toute jeune encore; 14 ans, elle va encore à l'école secondaire.

+ +

Bon, si veux pas raté ma tournée au Salab', faut je parte maintenant. (et ai déchiré mon horaire).

Montréal, ce soir... / Non, Châteaugay.

suis en train de me négocier une soirée avec Christian, yééé !!!

Veux d'abord aller observer la plotaille sur Saint-Denis (ou Saint-Laurent. Mon coeur penche vers Saint-Laurent.)

On va voir si ça va marcher.

+ +

Je... préfère celles sur Saint-Denis, parce qu'elles sont plus jeunes, plus de mon âge; étudiantes. Elles sont gentilles, douces, intelligentes. Habillées en hippies ou en étudiante sérieuses; à jeûn ou avec un peu d'alcool; vierges ou délurées (?);

celles sur Saint-Laurent sont plus difficiles; plus à la mode, mais plus belles. Elles ont le cachet de la nuit (sur Saint-Denis, c'est celui du Soleil;) et Bachelard nous a montré que c'était plus cool la nuit. Elles sont, pour la plupart, sérieuses. Peu vierge (sic) ou très délurées.

+ + +

il a parlé de voir un film. Je suis d'accord, bien que je veuille plus sortir. En tout cas, si y'a de l'alcool, ça va être mieux. Ai almost jamais vu un film soûl. Me rappelle une soirée, au Cégep, ou on regardait des films drôles. De mauvais films, d'ailleurs. Moi, ça m'avait fâché. Et j'tais allé me coucher pensant à Myriam, la fille blonde et intelligente sur laquelle rippait notre hote.

+ + +

Il avait une piscine et un spa. On avait fumé de la marijuana dans le spa, c'était amusant. On rien ben. On a fait se baigner le chien dans piscine. On lui a fait boire de l'alcool par accident. Il a vomi. Peut-être que c'était prémédité finalement. Je pense que ce l'était par un certain Laurent, qui trouvait ça ben drôle. Avec le recul, je trouve ça comique aussi. Encore que...

+ + + +

Viens d'apprendre qu'il a pas dormi depuis hier. Y dit que ce serait mieux de remettre ça à demain. Mais...

Je suis assez en mauvaise position pour demander congé. La blonde de mon
collègue, Gueule d'ange, m'a reproché de lui avoir demandé de rentrer vendredi
passé, pour me rendre les heures qu'il me devait. Et je lui ai demandé un congé
pour le 19 (c'est mon conventum de Beauharnois).

« Anyway. Il est libre d'accepter. Vais y demander. »

(J'hais ça, les courriels étaient en différé. La faute de Google, m'averti pas que des réponses arrivent.)

C'est reporté à cette semaine, c'est assez bon signe.

Mais, je suis fâché. Ils avaient pas mon CD de Misstress Barbara au Marché du disque de Châteaugay. Me suis rabattu sur des compilations d'Ella Fitzgerald et de Charlie Parker. Je voulais de la musique électro mais ils avaient rien de bon (ni Omnikrom ni Numéro#). Vais devoir aller à Valleyfield et attendre à jeudi parce que c'est trop cher des billets d'autobus.

+ + + +

ai toujours aimer la musique électro. Une question de standing, d'abord : je trouvais que ça faisait montréalais, jeune et riche. Rue Saint-Laurent, genre. Plateau Mont-Royal, plus précisément.

Honnêtement, c'est la musique qui m'émeut le plus. C'est un son presque néantisé; presque inodible (audible ?) inaudible.

Je passais des après-midi et des nuits à écouter Bande à part : électro quand j'étais aux résidences de l'UQAM. C'est là que j'ai connu aKido. Et Les Breastfeeders, d'ailleurs. Mais ça c'était plus tard, à l'automne 2007.

Des plus beaux moments.

+ + +

Le soleil se couchait derrière l'église derrière l'hôpital Saint-Luc. C'était plein d'oranges, de jaunes, de turquoises et de bleus. Avec le dégradé caractéristique des couchers de soleils canadiens.

+ +

C'est fou mais vais aller sortir...

dans un bar Châteaugois, le Salab. Réputé pour ses sous-terrains légendaires qui auraient conduit les patriotes de l'Église chépakoi aux caves du bar; traversant ainsi la rivière et échappant aux anglais.

On m'a dit que c'était une légende.

J'y étais allé une fois l'été 2007; on était tard à 3h00 du mat et les saoûlons avaient l'air méchants. N'y suis pas retourné depuis. Mais on m'a dit que c'était une chouette plo... place.

+ +

La plotaille châteaugoise (le terme est de Christian); est, le plus souvent, étudiante. Dans un programme de pauvre-middle class, genre TEE (Technique d'Éducation à l'Enfance) ou TES (Technique d'Éducation Spécialisée). Les plus vieilles, les femmes d'"un certain age" (40 ans, en moyenne) sont sympathiques, jolies. Elles travaillent dans des magasins; à bureaux. Dans des usines à bureau (?) et elles décorent leur foyer avec des couvertes et des verres du Pot-Pourri. Elles sont gentilles, sympathiques; moyennement intelligentes, mais un peu ennuyantes, je crois. Encore que...

Normales. Banlieusardes.

+

Pas eu de nouvelles de Mistral. Tcho, Christian.

:-)

(Ai gossé la structure de ce texte selon la formule : y = x + 2. Sinon, manque de métaphores.)

02 juin 2009

Commentaire

Suis revenu prendre mes messages. Toujours rien. Vais donc déranger s/ion.

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Le Spleen de Paris (suivi de Petits poèmes en prose), ça a l'air super bon mais y'a 100 pages de préface ! C'est terrible.

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Vais l'inviter aux Gâteries.

Bancs de neige

Ai peut-être pensé du mal de ce recueil mais j'ai jugé plus sage de ne pas le dire, et surtout pas à l'auteur. Surtout que ça m'était venu hier, pendant que je buvais de l'alcool (légal).

Me suis dit : suis mieux de laisser une chance à l'auteur.

+ +

C'est mieux que je pensais. Mieux sous l'effet de l'alcool qu'à jeûn. Il y a vraiment un petit look : « j'ai bu au Cheval blanc avant d'écrire ça ». Et c'est tant mieux, quand tu comprends.

Faudrait juste mettre un avertissement au lecteur. Ou écrire dans le même état que le lecteur ciblé.

+ +

Ce que j'ai le plus apprécié, c'est l'effet de Revenances, au sens où chaque vers débute une nouvelle idée; et que des fois ça recoupe d'autres idées qui précèdent, selon la structure du vers embrassé. Le jeu sur le son est assez pas mal aussi, et les thèmes (alcool, sexe, lieu) plutôt intéressants.

+ +

Par contre, ai pas de compliments pour l'imprimeur : son livre se défait ! Fais même pas un an que je l'ai !

Et il a été publié à 700 exemplaires. C'est plus que je ne saurais demander. Cep sent !

+ +

Il est bleu-mauve et il a des dessins.

H.R. Jauss...

Me fait comprendre qu'il faut pu juste s'exprimer. J'ai lu des poètes tantôt qui faisaient juste ça s'exprimer. Ils étaient comme pris dans un antiphonaire. No cool.

Il faudrait représenter.

+ +

Faute de le faire, je peux dire à ma décharge que ça a mal viré quand je l'ai fait en décembre 2007. En tout cas, mal viré ? C'est pour les thèmes et la perspective narrateur-je; lecteur-ciblé, que ça a chié.

Je songe à reprendre le concept mais...

+ +

...j'ai pas le courage tabarnak ! Comment l'avoir ?

Kollowski - Valéry

Suis revenu à Montréal me chercher des livres parce que je m'ennuie et que ça donne du sens à ma vie de m'amuser et d'apprendre des affaires de temps en temps. Voulais lire du Valéry et du Kollowski mais le premier avait l'air bon, mais trop ancien, et le second trop; avec des idées que je comprends pas. Trop 60' aussi peut-être. Ai mis les deux de côté et y reviendrai plus tard.

L'intérêt pour le second c'est que mon cher Rue Saint-Laurentien, Jean-François Hamel (que j'y ai croisé une fois), en parle dans sa thèse (un truc sur les revenances). Ai bien lu lisant la postface de Baphomet que c'était étrange. Hubert Aquin en parle aussi dans son journal. Deux occurences en moins d'un mois, c'est un signe !

J'étais content, vu la qualité de la marchandise à Librairie Gallimard. Encore que ce soit dégueulasse comme endroit. Ai trouvé que Valéry avait l'air vraiment très très bien mais j'avais le choix entre ça et quelque chose de plus moderne. De plus... contemporain.

Ai donc choisi Marmud Darwich. Pis Le Spleen de Paris. Il me revenait souvent en tête celui-là.

+ +

Là, je sais pas ce que je vais faire de ma soirée. J'ai 40 $, j'ai peur d'avoir ben de la douleur avec mes vieux amis, hostiles; (mais j'ai bon courage), et me dis que j'aimerais davantage aller chez quelqu'un que dans un bar. Christian me donne pu de ses nouvelles, Dany est trop loin, ai pu d'amis et des tas de choses à faire.

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ai peur d'être cyclothymique. Apprend toujours plein de choses, continuellement. Pas que je le veuille, c'est une habitude mentale.

Me suis rendu compte, en lisant son journal, que Hubert Aquin était pas le super intellectuel que je me demandais s'il était. Il est même un peu bon travailleur. C'est assez rassurant, dans l'ensemble. (Et il a lu les Structures anthropologiques de l'imaginaire !)

Suis un peu triste qu'il soit mort.

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ai encore pour 20 minutes à attendre des réponses.

pis pu de blogs à fréquenter.