BAnQ - 2
Suis encore à la BAnQ.
C'est drôle, en sortant tantôt, j'ai croisé Chevrier. L'ai invité à aller prendre un bière ou un café, après son cours. Il a accepté mais à 21h40 il m'a tchocké. Ai pensé avoir un plan B, quand j'ai vu son ancien Coloc, Benj, au ras des ascenseurs. Y m'a annoncé qu'il comptait aller manger et s'en retourner après. Ai vu qu'il était fatigué, m'a pas trop tenté d'y aller avec lui. Voulais voir le texte de Léa dans le Moebius...
L'ai pas trouvé, finalement. Mais ai pris une rasade de Jack Daniel's dans la toilette. Parce que, j'étais fatigué. Je laissais entrer trop de lumière dans mes yeux; je captais trop d'informations. Mode hypomaniaque. Me suis dit que l'alcool potentialiserait l'effet des médicaments et, comme de faits, ça a marché.
Je suis pas fier mais bon. C'est une solution temporaire, le temps que le sevrage se fasse. Ààààà moins que je sois obligé de demander au psychiatre de me lever (monter) la dose, ce que je serais pas fier de faire.
+ +
Faute d'avoir de nouvelles de Mistral, à 20h00 je suis arrivé à l'Entretasse, sur Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal, près de la galerie Pangée des lancements de Marchands de Feuilles (donc de la revue Zinc); et du Palais de justice. Et d'un Tim Horton qui sera ouvert 24h pour l'été. Bonne information pour qui reste souvent pogné « volontairement » à Montréal la nuit entre 00h00 et 6h00...
ai commandé un mélange américain (ils ont de drôles de saveurs, vraiment bonne) après qu'un magistrat (ou ce que j'assume être un magistrat. Il avait pas de toge mais il avait le look gentil, sérieux et élégant, quoique procédural, des juges) se soit commandé un espresso.
Bon, la fille était gentille, elle parlait français sans accent, ce qui est pas nécessaire, mais qui fait qu'on se sent chez nous; dans la mesure où, chez nous, c'est Châteaugay; et il jouait du Jean Leloup. J'ai vite deviné que c'était la compilation parce que les tounes se suivaient, comme dans la mienne; celle que Thom m'avait fait acheter quand j'étais au Cégep.
Prenant de la crême dans mon café (sic), j'ai constaté que ça devait être un café de bonne qualité, forcément (bien qu'un peu cramé, ce qui tue le café;) parce qu'il y avait de la mousse sur le dessus. C'était pas de la mousse trop nombreuse et vite disaprue des cafés Second Cup; c'était une mousse petite, discrète, mais bon signe; comme le trait d'un pinceau; sur une toile de Matisse, par exemple. Et, au goût, il était correct; plein de caféine encore que la saveur n'était pas distincte. Elle était okay, comme celle de leur mélange du Sahara; mais sans distinction. Dans le champ des cafés, c'est important la distinction.
Me suis assis à une table haute dos à la porte à côté de la fenêtre pour voir mais pas trop; prêt pour être attaqué, et pour me défendre; me revirant. À côté du comptoir à crême à côté du comptoir à cash; (je fais des consonnances faciles parce que j'ai bu). Ai sorti mon cahier et ai écrit la shot où je me rendais de la BANQ jusqu'à L'entretasse.
+ +
Là, je me demande ben ce que je vais faire. J'ai (encore) mal à la tête, et je veux partir. In theoria, Mistral peut toujours me répondre. En pratique, je peux toujours aller prendre un autre café. Encore que je préfèrerais le prendre chez moi. (Je pourrais aussi aller boire dans une ruelle.) Je veux bien rester, mais je vois pas ce que je peux faire. La veine de raconter ma journée est terminée, parce que j'ai compté mon punch.
J'ai pas le texte à Léa, (ni la permission de coucher chez elle); j'ai pas de réponse de Mistral (mais ça je l'ai déjà dit); -O- est pas sur le tchat, MSN est bloqué; et de toute façon, je voudrais pas tchatter; regarder des YouTubes, à part des de musique m'a toujours écoeuré...
Vais voir si je trouverais pas du Misstress Barbara. La chanson I'm running, ou You're running, ou we're running, est géniale.
+ +
Christian, en passant, je suis allé faire un tour au Nyk's. Toujours une chouette place. En ai parlé.
+ +
Ah !
Suis d'abord allé me promener sur le site officiel :
+ +
Pis, ensuite, sur le MySpace. Il y a toujours mieux de chanson sur MySpace.
Ai trouvé ce que je cherchais :
+ +
Dans les MyMusic, la première qui s'affiche. I'm running, c'est tout-à-fait moi, Marie-Christine ou Dominic. C'est vraiment génial. Feat with Sam Roberts ! Dans le pick-up, au ras de la 30, ça me semblait plus impressionnant. Mais c'est vraiment génial; le son (des instruments) renvoit au rythme qui renvoit aux paroles qui elles-mêmes contiennent des sons, qui renvoient au rythme, qui renvoit au son (des instruments). Et la boucle est bouclée, c'est la musique. C'est vraiment émouvant. Probab pour ça je l'écoute pas vraiment (me concentre sur le texte); parce que c'est trop poignant. L'écouterai dans mon salon aux murs turquoises de maison de Melocheville. Quand l'aurai acheté. Avec le recueil de Schürch. Quand mon père m'aura rendu ma carte de crédit. Soit, jeudi. (Consconnance spéciale parce que non prévue mais agréable...)
Dance me to the end of love est aussi bien faite, l'écho est bon. C'est peut-être une des plus grandes artistes de sa génération, Misstress Barbara; pour ce que j'en sais, pour ce que ma critique vaut; pour ce que je suis capable de juger.
DJ Champion était sympathique et garçon.
+ +
À mon avis, la musique électronique se réclame plus de la musique classique que n'importe quelle autre sorte. Héhé. ;-)
(Ai dû temps pour expliquer : c'est un effet de champ : tout le monde veut que sa musique soit au top; surtout les trippeux de metal qui y voient l'absolu, à cause de la complexité ou de je sais pas quoi. La musique classique, sera toujours au top, théorique, parce que; c'est ce qu'écoutent les grands, voyons donc. C'est ce qu'on (sic) fait les grands, les Mozart et Beethoven et Tchaikovski (mon psychiatre aime Tchaikovski).
Mais, dans le fond, ce qui compte, c'est le sujet. Non ?)
+ +
Kant et Jung diraient que oui. Marx et Bourdieu non. Je me range du côté des premiers. Comme tous les artistes, j'ai le goût de dire. Balzac me sert pas de contre-exemple.
Je veux y aller, la musique est ben bonne mais je dois vraiment y aller : je dois prendre mon autobus.
+ +
Christian : t'écris demain.


0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home