31 décembre 2006

Le Boud-oir

(Ahahah, quel mauvais jeu de mots.)


J'ai revu les copains hier; rien à en dire.


Dans les faits, objectivement, Hugo est encore plus timoré qu'avant : alors qu'avant il se contentait d'être plouc, maintenant il agit comme un plouc qui se prend pour autre chose qu'un plouc; de le voir au Boudoir c'était ironique..

Quelques citations d'Ugo : «Bof, Proust c'est pas si bon que ça.» «Kant je comprends pas pourquoi tous le monde en parle...» «Les Fleurs du mal? Même moi je pourrais écrire ça!»

Sans oublier les classiques : «hey les gars on fait-tu de quoi?» (devenus des : «on va chercher ma caméra!» ou «hey Danyk combien de temps ça prend se rendre chez vous?»)

Ouiiii i Hugo, you're a true, surtout quand tu te pousses et que tu dis : «hey c'est vraiment malade les gars les mots se plaquent dans ma tête là comme ça je pourrais écrire plein de poésie»

et qu'il se retrouve incapable d'écrire quoique ce soit quand on lui passe un crayon et un papier : «ben quoi, ça se peut, y se passe plein de choses quand t'es gelé...»




Et Danyk était pas beaucoup mieux; quoique moins plouc, c'était bien qu'il s'intéresse à ce qu'on racontait moi et hugo; seulement c'était poche qu'il ne puisse répliquer quand on parlait d'institutionnalisation de la littérature avec exemples en poésie, théâtre et critique;

Généralement il se contentait de nous dire : «hostie que vous êtes ploucs de penser avant de vivre»; et toi tu penses que tu es mieux en ne vivant rien de nouveau et en pensant à peine?

En tout cas il était d'une remarquable simplicité pour décrire Hugo; et il était efficace. Il disait : «c'est clair que ce gars là a encore rien vécu et que tout ce qu'il fait c'est essayer de le faire en allant coucher dans rue et en partant en voyage»

À la différence de quoi Danyk n'a pas l'intention de rien faire de sa peau; ni université ni voyage, c'est confirmé : il veut se la jouer solide et gosser les moteurs de char...



Au final la dynamique a absolument pas changée depuis le Cégep : je continue à les snobber Et même que c'est pire qu'avant parce que là j'avais espoir qu'ils étaient rendus pluss; Hugo a plus lu mais il comprend encore moins qu'avant, Danyk a comme laissé tombé;


Moi je m'ennuyais et j'aurais préféré aller parler à La Souris...

FUCK ALL

* Pété à mort * -> "c'est pas une raison pour faire des fautes"

AH CETTE PAUVRE FILLE PAS TROP BELLE QUI CHANTAIT DES BALADES

30 décembre 2006

Ma voisine : du Renaud Bray aux résidences

J'ai croisé ma voisine tantôt au Renaud-Bray Champigny; un beau brin de fille : blonde aux yeux bleus, taille mince, manteau ajusté; à croquer ;-). Sorte de pseudo-hippie fashion, ce qui est drôle c'est que je ne l'ai pas reconnue tout de suite...

En fait, on est sortis en même temps, on a descendu Saint-Denis, (moi je la suivais), on s'est rendu jusqu'aux résidences, avons pris l'ascenseur, tourné dans le même couloir, et arrêtés presque en face une de l'autre; c'était cute, je pense qu'elle m'a reconnu; elle me jettait des clin d'oeil; c'est une coquine; zut que je l'aille pas reconnue; elle était franchement jolie ;-).


On m'a dit de me tenir loin des blondes versace, que je devrais plutôt reluquer les étudiantes qui ont l'air jolies sous leurs lunettes; m'est avis que je préfère ma Coquine aux yeux entre les deux ;-).

Le concept c'est le vieux Montréal

Avertissement : cette note n'est pas intéressante pour la simple et bonne raison qu'elle ne sert qu'à montrer que je suis toujours en vie (car, après tout, six heures sans nouvelle note ce serait dire que je suis mort, non?)

+ + +

Alors outre les documentaires sur le vieux Montréal que je me suis tappé *bac à bac, il y avait, ce soir, le second (ou troisième ou quatrième ou cinquième...) réveillon chez ma mère; sorte de souper expéditif suivit d'une remise de cadeaux tout aussi expéditive où le plaisir est supposé se trouver Dieu sait où, je suppose dans l'idée de suivre les formules traditionnelles de Noël sans trop s'en faire avec l'aspect traditionnel qui concerne les valeurs traditionnelles d'amour, de fraternité et de joie (dans la simplicité, le bonheur et le respect);

c'est donc dire que je me suis emmerdé franchement, surtout après avoir reçu mon cadeau : le coffret 2 de Fred Pellerin, le même que j'ai offert à mon père et que je me demande bien pourquoi ma mère me l'a donné sinon pour la simple et bonne raison que "ah c'est un peu littéraire, que c'est de la poésie sur CD et blablabla";

c'est donc dire que je suis encore plus heureux avec ma version allemande de Faust et que j'irai retourner le coffret demain pour revenir avec Cocteau...


Pour ma part, j'ai trouvé avoir encore une fois fait fureur avec mes cadeaux : Antigel (ou un truc comme ça; sûrement plus "Avant le gel") d'Henning Mankel à mon frère, une toile avec peinture et pinceaux à ma mère (qui n'a jamais fait de peinture...) et un sac de café mi-brun aromatisé aux pacannes et au beurre avec Bailey's pour le groupe (et spécialement ma soeur qui n'est pas enceinte).

Si on oublie que ma mère était absolument pas contente, pour ne pas dire tout à fait fâchée devant mon cadeau; elle a semblé considérer comme une abération le devoir de devoir faire quelque chose, s'investir dans une activité créative et faire autre chose que de rester écrasée en regardant les choses s'accomplir devant la magie de l'argent durement gagné;

je suppose que c'était excellent;

si on omet qu'à la réaction de ma mère mon frère m'a pété une coche disant que j'avais aucun sens du cadeau (malgré la merveilleuse réaction de ma soeur face Au Bruit des choses vivantes, à l'autre devant ses casse-noisettes, à mon père, au chum de ma soeur, etc.);

et que j'aille pété une coche après que le chum de ma soeur m'aille pété une coche après que pendant qu'on jouait au carte j'ai dit "ah c'est pas a faute mon doigt a glissé" (fallait parier le nombre de mise en fonction du nombre de doigts présentés...);

qu'il m'aille lancé, et je cite de mémoire : "ah arrête donc avec tes gros concepts théoriques là; tout ce qu'on veut c'est s'amuser et discuter en famille sans avoir à se compliquer l'existence" et bawara (c'est aKido qui jouait, je mélange les citations);

que je lui aille répliquer un truc genre : veux-tu ben câlice que je te parle d'Intelligent Design, de métaféminisme et de mythocritique? Ben tabarnak!



et vlàn, donc, si on omet ces évènements, ça c'est passé excellement : je me suis tapé le docu 5 septembre dans Saint-Henri de Hubert Aquin (disponible à la BANQ pour mon admirateur secret qui se prend pour HA ;-)) et Le Matou version filmique avec une jolie comédienne et une histoire sans queue ni tête, manichéenne mais oh combien excitante...

bref c'était à chier 8-)

29 décembre 2006

Elles ne savent pas ce qu'elles disent!

Ou encore elles le savent mais sont trop coincées pour le dire :

je suis a Valéfield pendant les fetes et j'ai pas la possibilité de monter à Montréal.... dsl


Meuh ça y tente de me voir hein, un jour;

Une des filles les plus intelligentes que je connaisse ;-).

Le réseau connatif est facile à comprendre : elle m'écrit un courriel pour me dire qu'elle voudrait bien me voir MAIS QU'ELLE PEUT PAS' JAMAIS' et ce depuis la fin du Cégep; c'est une jeune fille occupée; mais elle veut me voir!

(Salope, pourquoi est-elle aussi magnifique? ;-).)

Citation de fin d'année

Je sais pas, c'est sorti de nulle part...

* trop crevé *


Hard to explain - The Strokes

Was an honest man
Asked me for the phone
Tried to take control

Oh, I don't see it that way
I don't see it that way

Oh, we shared some ideas
All obsessed with fame
Says we're all the same

Oh, I don't see it that way
I don't see it that way

Raised in Carolina
"I'm not like that"
Trying to remind her
When we go back

I missed the last bus, I'll take the next train
I try but you see, it's hard to explain
I say the right things, but act the wrong way
I like it right here, but I cannot stay
I watch the TV; forget what I'm told
Well, I am too young, and they are too old
The joke is on you, this place is a zoo
"You're right it's true"

Says he can't decide
I shake my head to say
Everything's just great

Oh, I just can't remember
I just can't remember

Raised in Carolina, she says:
" I'm not like that"
Trying to remind her
When we go back

I say the right things but act the wrong way
I like it right here but I cannot stay
I watch the TV; forget what I'm told
Well, I am too young, and they are too old
Oh, man, can't you see I'm nervous, so please
Pretend to be nice, so I can be mean
I miss the last bus, we take the next train
I try but you see, it's hard to explain

28 décembre 2006

Parce que Daviel m'écoeure : mon palmarès 2006 : musique

*Prélude : J'adore Daviel; lire ses trucs, quand il s'applique, c'est toujours un bonheur; il a un talent certain, c'est tout à fait clair; ses trucs sont toujours consistants mais consistants avec un lieu commun tellement cliché et, ma foi, viiiide que je peux pas faire autre chose que prendre mon clavier à deux mains et le crisser en bas du cinquième.

Cela dit, il permet toujours des heures et des heures de divertissement facile; aussi, me suis-je permis une "lecture" (que vous trouverez sur basduck3), et un premier post en réplique aux premiers paragraphe dont vous verrez les vestiges ici.

Bonne soirée, et bonne lecture!

Bastien Leboeuf, rédacteur de ce blogue.

+ + +

«Eh ouais, je sais que la plupart des gens ont décidé, pour une raison inexplicable, de boycotter les listes de fin d'année et de laisser tomber les palmarès, mais comme je sais que secrètement la plupart d'entre eux en font quand même et aiment en lire, j'ai décidé de m'affirmer et de ne pas prétendre ne pas vouloir en faire.»

PEUT-ÊTRE PARCE QUE LES AUTRES SE SONT RENDU COMPTE QUE C'ÉTAIT CAVE!?!? (OU QUE ÇA MENAIT À RIEN, C'EST VARIABLE...)


PALMARÈS MUSICAL (QUI VAUT RIEN)

(*Hey moi ce que je trouve fou c'est de voir comment Daviel a pu développer son Palmarès sans faire un tableau; ça fait des grands espaces entre les noms, genre.)



1- Les matins de grand soir : The Breastfeeders; c'est tellement bestial :-)
2- Fixer le temps : Dumas; quoi, c'est supposé être du bon rock?
3- Mexico : Jean Leclair (ou Leloup pour les intimes) : "cet album mystère que l'on n'attend plus" ahahah -Daviel sur son blogue au sujet du prochain Daniel Bélanger
4- Gang of losers : The Dears; "au titre extrêmement prometteur" (comme le dit Daviel au sujet du prochain Arcade Fire)
5- Pierre Lapointe (que je sacrerais bien aux poubelles, à juste preuve : je ne me souviens plus du titre)
6- Sink or swim : Harvee; parce que ça vient Valleyfield (et que ça ressemble aux Arcades fire "qu'on attend tant" (pour reprendre Daviel))
7- À la figure : Marc Déry; parce qu'il faut bien que je le remplisse hein, je suis en train de fouiller dans ce que j'ai comme disques gravés (merci Kafkadan! :-) :-) :-)).
8- TROMPE-L'OEIL : MALAJUBE : COMMENT J'AI PU OUBLIER!?

9- Numero# : L'idéologie des stars; (que j'ai pas encore écouté mais que j'ai bien l'intention de convaincre la Petite Bourge de m'acheter avec son cadeau de 50$ au Archambault reçu pour Noël): parce que Camille m'a fait découvrir ;-).
10- Oh le mélange Moby, The Doors, Radiohead, Telepopmusik et autres Clap your hands! qui oscille entre rock solide et électro; c'est merveilleux...









*SPÉCIAL AHAHAHAH : LES CHOSES QUI ME FONT BIEN MARRER CHEZ DAVIEL



............ARGH HOLY SHIT FUCKING CÂLICE JE VOUS OFFRE UNE CRITIQUE LIVE SUR BASDUCK3.BLOGSPOT.COM

27 décembre 2006

Liens

Comme vous pouvez le voir, je suis en train de dresser des réseaux connatifs dans la liste de droite (donc à ma gauche);


C'est en construction...
Si j'en oublie dites-le hein..

26 décembre 2006

Interlude

(J'ai pensé m'ouvrir un nouveau blogue : le titre ce serait «Basduck machiste» [pour faire comme OldCola et basher sur tout ce qui bouge].)


Hey c'est que le ICI c'est plate à mort!

J'ai lu ça aujourd'hui au boulot; c'était ma "dernière journée", il faut bien en profiter...

J'ai trouvé Michel Vézina particulièrement attardé; coup donc! qui est-ce qui l'a fait chef de pupitre lui? c'est pas sérieux, il écrit correct mais il écrit mal et il dit pas grands choses dans ses articles; j'avais d'ailleurs plein de citations où il faisait juste reprendre l'idée d'avant qui elle-même répétait l'idée d'avant...

Et en plus il s'extasiait devant le galas des masques; il avait l'air vraiment con, c'est comme un attardé fini qui sait pas ce qu'il dit..


Et Nelly Arcan on passe là-dessus...


Beurk, et la liste de tous les bars qui font des activités dans le temps des fêtes; la liste de tous les CD que les chorniqueurs ont préférés; la liste de tous les.... on en finissait pu de remplir des pages


Ils disent des choses intéressantes par contre; c'est juste drôle de voir comment on dirait qu'ils mettent la pédale douce quand c'est le temps des développer;

On se demande bien ce que Catellier y fait mais je pense savoir ce que c'est, hihi (et c'est pas de l'argent ;-).)

25 décembre 2006

Grippe d'homme

(Tel que noté dans un coin de ma mémoire.)

Vous voulez un potin?

Mon grand-père viendra pas au réveillon cette année parce qu'il a une grippe d'homme;

Quoiqu'en dise ma grand-mère, moi je suis persuadé que c'est pas sa faute à lui mais bien sa faute à elle : fausse féministe frigide qui refuse de se faire toucher depuis toujours ses clairs; les ravages de la ménopause sur la psychologie de l'homme.

Depuis à peu près quoi, 5 ans? il a quitté sa terre, s'est retrouvé avec sa femme dans un appart crade plutôt luxueux d'une maison de riche high-class à rien faire de ses journées sinon, heu, dormir; jouer aux cartes; aller voir des "amis"; essayer de recréer une communeauté de ferme quoi?

Avec des vieux dans des résidences cheap pour bourgeois de Valleyfield bonne chance; c'est le dépaysement total

a pu rien à faire

fait pu rien

replonge dans l'alcoolisme

(selon la légende son alcoolisme a débuté avec le 4e enfant de sa femme soit celui qui l'a rendue vieille et frigide ou quelque chose comme ça)


Moi ça m'apparaît clairrrr
Seeking death in life as best to have

J'ai beaucoup de sympathie pour lui depuis que j'ai découvert ça (soit tantôt [...] sous la douche);
d'autant plus que, j'y pense, ce n'est pas Hellrider qui m'a fait boire mon premier scotch; c'est bien lui, hummmm


C'est dangereux, tu vois, parce que je commence à le trouver sympa mon grand-père; ainsi que ma grand-mère (AH HA! J'ai mes raisons!) et mes matantes connes; la prochaine étape c'est de leur dire des affaires le fun et de devenir le petit-fils préféré de mon grand-père[!]

Merde! Et le pire c'est que c'est clair que si c'était pas de sa robustesse de fermier y serait crevé depuis longtemps; psychologie = 0, mes instincts de lemming viennent de plus loin que je pense; et pas d'où je pensais;

Ceci n'est pas un cadeau

(*Je suis le plan de mon carnet.) (**Et je comble avec des vieux paterns.)

Alors ce matin je me suis levé à 9h00, me suis tchoupé par le métro pour me rendre, en retard, au Archambault puis, me rendre (en retard), au Second Cup puis, me rendre, en retard, au terminus. Au final y'était passé 11h00 et j'ai manqué mon bus.

Le chum de ma soeur, Luc (soeur Véronick) est venu me chercher, revenu : 1h00, repartit 2h00 : le temps d'emballer les cadeaux, de les déballer; j'ai fait fureur.

+ + +

Ma soeur, (Marie-Ève), grand bien lui fasse, m'a acheté le CD de Tristan Malavoy.

Aucune idée c'est qui, c'est une mauvaise interprétation d'un gars au HMV comme quoi j'aurais voulu un truc populaire de poésie lue...

En tout ca tout ça pour dire que je me suis ramassé avec son CD Carnet d'apesenteur...

C'est plate!

Le type, sorte de pseudo-chanteur à la Marc Déry qui lit (chante) sur des airs d'électro-pop-rock mièvres et un peu quétaine; lit une sorte de poésie néo-symboliste chiante (et c'est là que j'aimerais faire autre chose que de combler avec des paterns).

Comprendre par là, et c'est ce qui est intéressant (*nouveau patern), que le type (nouveau patern échoué)....



[ / / / ]


Ce qui est intéressant c'est que, même si j'aime pas ça, ça permet de m'initier à un [nouveau patern poche] à cette tendance en poésie de refaire du symbolisme [sans être capable, pour autant, d'en reprendre les bons points.]

C'est-à-dire que, et c'est ce qui est intéressant, que le type, dans ses chansons, reprend les mêmes thèmes de l'intériorité et de la nature, à travers, souvent, des figures de style comme la synesthésie (  : mélange des sens dans une expression; etc : «l'émail (touché) du son(ouïe)»).

Ce qui est intéressant c'est que ça apparaît comme la tendance prédominante en poésie; comme le roman proustien en roman. Sorte d'ancrage dans l'imaginaire collectif qui développe de quoi en renvoyant constamment a une image stéréotypée d'autre chose...



Ce qui est intéressant c'est que ça me permet d'être confronté à la tendance du néo-symbolisme en poésie qui veut qu'on développe les thèmes de l'amour et de la nature comme reflet de l'intériorité; ce qui fait que le type développe une image ancrée apparement profondément dans l'imaginaire collectif (soit le symbolisme) en gardant les stéréotypes....


C'est pas intéressant. (Ce qui l'est c'est de dire qu'il développe du néo-symbolisme, que c'est ancré dans l'imaginaire collectif pis que ça marche pas pour la simple et bonne raison que c'est pas réactualisé ni authentique;

et que, dans cet esprit, The Breastfeeders sont beaucoup plus intéressants parce que même s'ils ont des vers aussi formellement stéréotypés, ils semblent assumer leur bestialité ce qui éloigne tout à fait l'attention des paroles pour la diriger vers la chanson et etc.)

23 décembre 2006

[Morale à plat]


(ahahah...)

Le milieu

C'est drôle de voir comment le monde change avec le passage à l'université; Hugo, qui au Cégep était (je ne dirai pas un indécrottable idiot) un indécrottable idiot (ce n'est pas vrai); est toujours aussi (ce n'est pas vrai) idiot. (Hugo est un type bien sympa que j'aime bien, ce n'est pas un idiot; même si :)

Je me souviens de deux choses pertinentes à son sujet au Cégep :

La première est qu'il se tappait plein de livres d'auteurs inconnus ou connus; qu'il volait, d'ailleurs, à la bibliothèque du Cégep

et, d'autre part, qu'il assimilait une part de mon discours et ne s'en rendait pas compte; même s'il m'en remâchait des bouts mot pour mot.


C'est bien drôle, voyez, parce qu'encore aujourd'hui, Hugo le fait. Je lui ai parlé au téléphone tantôt, on est supposé aller prendre une bière avec les gars le 30; il venait de se faire opérer aux yeux, grosse histoire :«hey ça fait depuis l'âge de 7 ans que je porte des lunettes!»

Après s'être embarqué dans une longue conversation sur le postmodernisme (concept révolu à l'université s'il en est un); Hugo dit qu'il lui reprochait exactement ce que je faisais, c'est-à-dire "développer une voix (plutôt qu'une idée)".

Hugo, donc, se souvient.

Dans un autre ordre d'idées (ma soeur est enceinte), Hugo affirma que Proust c'était mauvais; Proust qu'il encensait au début de la session.

Il revint sur Proust comme sur l'écriture de théâtre, les cours de philosophie (à l'UdeM), [autres choses], etc. Il ne jure, encore et toujours, cependant, que par la métaphysique, Camus et "le postmodernisme c'est poche".


Ce qui est intéressant c'est de constater comment, Hugo, à travers les livres, l'histoire et la philosophie cherche, lui aussi, au fond, à exister (et à éviter les pièges de l'autre, l'autre étant moi);

sa méthode est intéressante : il crée une communeauté d'idée dans laquelle il vit avec une "fille"; à l'image du lycée socratique (je crois). Ce qui est intéressant de constater aussi c'est que ça marche pas plus de son côté que du mien et que, d'une certaine manière, on reproduit ce qu'on constate facilement dans le milieu des jeunes auteurs : indirectement, on se bitche.

M'est avis que c'est une drôle de situation; drôle parce qu'à ça il faudrait aussi rajouter les Danyk et Julien qui, insérés à l'intérieur de notre micro-société, reproduisent d'autres comportements facilement observables dans le milieu littéraire : Danyk, celui qui "s'en fout" (le poète maudit; Patrick Brisebois), Julien, celui pour qui c'est un à-côté (celui qui écrit parfois; Demetan (sans rancune)).

À l'intérieur de ça, toute la pseudo-compétition paranoïaque qui nous pousse à nous intéresser, sans trop le laisser paraître, à ce que l'autre fait et à le défaire en présentant, indirectement, ce que nous on fait.

C'est une drôle de dynamique; le pire c'est que je suis sûr qu'eux aussi s'en rendent compte. C'est comme de se dire qu'on devrait tous être amis mais qu'on est pas capable parce qu'on écrit nous aussi et qu'on voudrait donc être reconnus;

C'est une drôle d'idée, comme si cela ne pouvait se faire qu'à la condition de ne pas avoir "d'adversaire" (car nul doute que nous on est pas rendus assez maniaques pour se poignarder dans le dos);

M'est avis que ce serait tellement plus facile, et constructif, et surtout profondément agréable, s'ils refusaient de cacher leurs textes, s'ils parlaient de leurs idées avec plus de sincérité et nous des leurs avec plus de franchise (voir L'élévation);

Et je ne m'exclue pas de tout ça.

22 décembre 2006

Pour Camille

J'ai ta photo comme fond d'écran ;-).


Tristesse d'Olympio

Qui ça avait dit que les poètes romantiques étaient pathétiques? Je me souviens avoir eut une discussion à ce sujet avec quelqu'un la semaine passée et c'est tout à fait vrai; pathétique, soit, mais de la vraie belle poésie; Tristesse d'Olympio c'est un vrai beau poème, on peut part leur enlever ça.

Qu'on m'en montre de l'aussi belle poésie moderne! Je suis curieux de voir ça!

Victor Hugo est un maître; Tristesse d'Olympio un poème :




TRISTESSE D'OLYMPIO

Les champs n'étaient point noirs, les cieux n'étaient pas mornes ;
Non, le jour rayonnait dans un azur sans bornes
Sur la terre étendu,
L'air était plein d'encens et les prés de verdures,
Quand il revit ces lieux où par tant de blessures
Son cœur s'est répandu.

L'automne souriait ; les coteaux vers la plaine
Penchaient leurs bois charmants qui jaunissaient à peine,
Le ciel était doré ;
Et les oiseaux, tournés vers celui que tout nomme,
Disant peut-être à Dieu quelque chose de l'homme,
Chantaient leur chant sacré.

Il voulut tout revoir, l'étang près de la source,
La masure où l'aumône avait vidé leur bourse,
Le vieux frêne plié,
Les retraites d'amour au fond des bois perdues,
L'arbre où dans les baisers leurs âmes confondues
Avaient tout oublié.

Il chercha le jardin, la maison isolée,
La grille d'où l'oeil plonge en une oblique allée,
Les vergers en talus.
Pâle, il marchait. - Au bruit de son pas grave et sombre
Il voyait à chaque arbre, hélas ! se dresser l'ombre
Des jours qui ne sont plus.

Il entendait frémir dans la forêt qu'il aime
Ce doux vent qui, faisant tout vibrer en nous-même,
Y réveille l'amour,
Et, remuant le chêne ou balançant la rose,
Semble l'âme de tout qui va sur chaque chose
Se poser tour à tour.

Les feuilles qui gisaient dans le bois solitaire,
S'efforçant sous ses pas de s'élever de terre,
Couraient dans le jardin ;
Ainsi, parfois, quand l'âme est triste, nos pensées
S'envolent un moment sur leurs ailes blessées,
Puis retombent soudain.

Il contempla longtemps les formes magnifiques
Que la nature prend dans les champs pacifiques ;
Il rêva jusqu'au soir ;
Tout le jour il erra le long de la ravine,
Admirant tour à tour le ciel, face divine,
Le lac, divin miroir.

Hélas ! se rappelant ses douces aventures,
Regardant, sans entrer, par-dessus les clôtures,
Ainsi qu'un paria,
Il erra tout le jour. Vers l'heure où la nuit tombe,
Il se sentit le coeur triste comme une tombe,
Alors il s'écria :

- « O douleur ! j'ai voulu, moi dont l'âme est troublée,
Savoir si l'urne encor conservait la liqueur,
Et voir ce qu'avait fait cette heureuse vallée
De tout ce que j'avais laissé là de mon coeur !

« Que peu de temps suffit pour changer toutes choses !
Nature au front serein, comme vous oubliez !
Et comme vous brisez dans vos métamorphoses
Les fils mystérieux où nos cœurs sont liés !

« Nos chambres de feuillage en halliers sont changées ;
L'arbre où fut notre chiffre est mort ou renversé ;
Nos roses dans l'enclos ont été ravagées
Par les petits enfants qui sautent le fossé.

« Un mur clôt la fontaine où, par l'heure échauffée,
Folâtre, elle buvait en descendant des bois ;
Elle prenait de l'eau , dans la main, douce fée,
Et laissait retomber des perles de ses doigts !

« On a pavé la route âpre et mal aplanie,
Où, dans le sable pur se dessinant si bien,
Et de sa petitesse étalant l'ironie,
Son pied charmant semblait rire à côté du mien.

« La borne du chemin, qui vit des jours sans nombre,
Où jadis pour m'entendre elle aimait à s'asseoir,
S'est usée en heurtant, lorsque la route est sombre,
Les grands chars gémissants qui reviennent le soir.

« La forêt ici manque et là s'est agrandie...
De tout ce qui fut nous presque rien n'est vivant ;
Et, comme un tas de cendre éteinte et refroidie,
L'amas des souvenirs se disperse à tout vent !

« N'existons-nous donc plus ? Avons-nous eu notre heure
Rien ne la rendra-t-il à nos cris superflus ?
L'air joue avec la branche au moment où je pleure ;
Ma maison me regarde et ne me connaît plus.

« D'autres vont maintenant passer où nous passâmes.
Nous y sommes venus, d'autres vont y venir ;
Et le songe qu'avaient ébauché nos deux âmes,
Ils le continueront sans pouvoir le finir !

« Car personne ici-bas ne termine et n'achève ;
Les pires des humains sont comme les meilleurs.
Nous nous réveillons tous au même endroit du rêve.
Tout commence en ce monde et tout finit ailleurs.

« Oui, d'autres à leur tour viendront, couples sans tache,
Puiser dans cet asile heureux, calme, enchanté,
Tout ce que la nature à l'amour qui se cache
Mêle de rêverie et de solennité !

« D'autres auront nos champs, nos sentiers, nos retraites.
Ton bois, ma bien-aimée, est à des inconnus.
D'autres femmes viendront, baigneuses indiscrètes,
Troubler le flot sacré qu'ont touché tes pieds nus.

« Quoi donc ! c'est vainement qu'ici nous nous aimâmes !
Rien ne nous restera de ces coteaux fleuris
Où nous fondions notre être en y mêlant nos flammes !
L'impassible nature a déjà tout repris.

« Oh ! dites-moi, ravins, frais ruisseaux, treilles mûres,
Rameaux chargés de nids, grottes, forêts, buissons,
Est-ce que vous ferez pour d'autres vos murmures ?
Est-ce que vous direz à d'autres vos chansons ?

« Nous vous comprenions tant ! doux, attentifs, austères,
Tous nos échos s'ouvraient si bien à votre voix !
Et nous prêtions si bien, sans troubler vos mystères,
L'oreille aux mots profonds que vous dites parfois !

« Répondez, vallon pur, répondez, solitude,
O nature abritée en ce désert si beau,
Lorsque nous dormirons tous deux dans l'attitude
Que donne aux morts pensifs la forme du tombeau ;

« Est-ce que vous serez à ce point insensible
De nous savoir couchés morts, avec nos amours,
Et de continuer votre fête paisible,
Et de toujours sourire et de chanter toujours ?

« Est-ce que, nous sentant errer dans vos retraites,
Fantômes reconnus par vos monts et vos bois,
Vous ne nous direz pas de ces choses secrètes
Qu'on dit en revoyant des amis d'autrefois ?

« Est-ce que vous pourriez, sans tristesse et sans plainte,
Voir nos ombres flotter où marchèrent nos pas,
Et la voir m'entraîner, dans une morne étreinte,
Vers quelque source en pleurs qui sanglote tout bas ?

« Et s'il est quelque part, dans l'ombre où rien ne veille,
Deux amants sous vos fleurs abritant leurs transports,
Ne leur irez-vous pas murmurer à l'oreille ?
Vous qui vivez, donnez une pensée aux morts ?

« Dieu nous prête un moment les prés et les fontaines,
Les grands bois frissonnants, les rocs profonds et sourds,
Et les cieux azurés et les lacs et les plaines,
Pour y mettre nos cœurs, nos rêves, nos amours ;

« Puis il nous les retire. Il souffle notre flamme.
Il plonge dans la nuit l'antre où nous rayonnons ;
Et dit à la vallée, où s'imprima notre âme,
D'effacer notre trace et d'oublier nos noms.

« Eh bien ! oubliez-nous, maison, jardin, ombrages ;
Herbe, use notre seuil ! ronce, cache nos pas !
Chantez, oiseaux ! ruisseaux, coulez ! croissez, feuillages !
Ceux que vous oubliez ne vous oublieront pas.

« Car vous êtes pour nous l'ombre de l'amour même,
Vous êtes l'oasis qu'on rencontre en chemin !
Vous êtes, ô vallon, la retraite suprême
Où nous avons pleuré nous tenant par la main !

«Toutes les passions s'éloignent avec l'âge,
L'une emportant son masque et l'autre son couteau,
Comme un essaim chantant d'histrions en voyage
Dont le groupe décroît derrière le coteau.

« Mais toi, rien ne t'efface, amour ! toi qui nous charmes !
Toi qui, torche ou flambeau, luis dans notre brouillard !
Tu nous tiens par la joie, et surtout par les larmes ;
Jeune homme on te maudit, on t'adore vieillard.

« Dans ces jours où la tête au poids des ans s'incline,
Où l'homme, sans projets, sans but, sans visions,
Sent qu'il n'est déjà plus qu'une tombe en ruine
Où gisent ses vertus et ses illusions ;

« Quand notre âme en rêvant descend dans nos entrailles,
Comptant dans notre cœur, qu'enfin la glace atteint,
Comme on compte les morts sur un champ de batailles,
Chaque douleur tombée et chaque songe éteint,

« Comme quelqu'un qui cherche en tenant une lampe,
Loin des objets réels, loin du monde rieur,
Elle arrive à pas lents par une obscure rampe
Jusqu'au fond désolé du gouffre intérieur ;

« Et là, dans cette nuit qu'aucun rayon n'étoile,
L'âme, en un repli sombre où tout semble finir,
Sent quelque chose encor palpiter sous un voile... ?
C'est toi qui dors dans l'ombre, ô sacré souvenir ! »

UQÀM HOLY SHIT, CÂLICE

Je suis en train de lire le travail de fin de session en littérature et lang à un ami, DIDIER, je CAPOTE CÂLICE

bien hâte à la thèse; je vois des phrases trop simples, trop faciles, des sujets trop basic, qui s'énoncent mal, mal décrits, mal développés; comprends pas, mauvais usage des mots, mauvaises descriptions, analyse plutôt soso mais oh okay belle cohérence globale de travail bien accompli

mais je capote câlice! il a eut A+!


c'est de la grosse marde son affaire, m'est avis, faut avoir un titre clair : ANALYSE MYTHOCRITIQUE DU CHEVAL COMME SYMBOLE DANS LA REPRISE DU MYTHE D'ORHÉE : MYTHOCRITIQUE DE LA NUITTE DE MALCOMM HUDD DE V. L. B.


Il faut viser PLUS que de l'analyse narratologique de la narration dans Le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo;

Je comprends la noblesse du geste et l'élégance de l'écriture, c'est une belle approche : MAIS C'EST GROSSIER CÂLICE!

[PETITE FLEUR ROSE DANS LA BOUE : CHOUX! COUPE-TOI LES CHEVEUX!]




Je vous invite à lire, en guise de suite, l'entrée : «Analyse de texte» disponible dans les commentaires de ce post...

21 décembre 2006

Goulatromba

Une bière* à qui saura me dire ce que représente Goulatromba de Marie Victor Hugo :



*À consommer ce soir, au Cheval Blanc, en attendant Catellier (parce qu'il doit me dire pourquoi il a aimé La Nuitte de Malcomm Hudd et que moi je dois finir ma mythocritique au plus crisse).


+ + +


Il y a cette image aussi :




L'image était suivie d'une légende :

On trouve dans cet album un portrait auquel a été donné le nom de Goulatromba, l'un des personnages de Ruy Blas. Ce portrait rappelle les gueules de l'enfer des manuscrits médiévaux. La visite nocturne d'un burg ne s'apparente-t-elle pas en effet à une descente aux enfers, propice à des visions où "tous les monstres de l'ombre se réveillent et commencent à fourmiller" ?.

Quelqu'un a lu Ruy Blas?

«Oh Bastien! you're so cruel!»

Je me souviens que la première fois que je me souviens qu'on m'aille lancé ça, c'était en Cégep3 à cette époque où pour être cute fallait avoir autre chose qu'un doctorat et rien d'autre à faire que de lire des livres;

je me souviens donc qu'on faisait un exposé sur les vampires (moi, Emy et son chum de l'époque, Jason) et que contrairement à la seconde et à moi qui rockais des culs (avec mes théories psychanalytiques sur l'origine du mythe); l'autre gars est arrivé en nous lançant des conceptions venues n'importe où, à raconter pendant 7 minutes (donc en bustant tout notre temps et ma conclusion) un résumé de Van Helsing;

j'y lançai donc un truc du genre (en anglais bien sûr) : «Jason! com'on! what are you doing!? aren't you supposed to talk about vampire concept and not about Van Helsing!? Haven't send I my notes!?» ou quelque chose de plus violent là, de plus sanguins; en tout cas c'était direct et plein de contenu; je l'ai ramassé à mort, l'ai busté et fini avec ma conclusion;

ce après quoi la prof m'a dit que j'étais "so cruel" avant de me féliciter pour mon talent à rattaper des exposés oraux manqués avec du contenu et bawara; en tout cas c'était ben le fun; je me souviens qu'à trouvait ça ben cute de me voir ramasser mes camarades de classes parce qu'ils étaient pas foutus de s'appliquer dans leur travail alors que je leur câliçais tout sous le nez et que je me sentais so alone moi seul avec mon petit Thom qui seul comprenait à cette époque jadis naguère autrefois l'ironie d'un code lancé sans destinataire apparent;



en tout cas, et après ça, autre cas notoire, il y a eut la pseudo-chichs emo là, Alexandra, à un party, après que j'aille envoyé chier le gars qui chantait "time of your life" en boucle dans un assez quelconque party près de la rivière Châteaugay....


en tout cas, tout ça pour dire que le dernier sur ma liste que je considère avoir tué c'est Kafkadan (et y'avait de quoi de triste là à rajouter pour me racheter mais je me souviens pu; 24 m'a fait perdre tous mes idées...)

Épitaphe

LIFE ISN'T SHORT IT IS LONG, SO LONG



il vient d'y avoir un accident avec blessé sous ma fenêtre;
constat : trois morts, deux résidents :-|

So iron-x

(Jack Bauer! il faut savoir brider son imagination!)

+ + +

Faut d'avoir eut Max Cat pour jouer à nos jeux, moi et la Petite Bourge on s'est réfugiés dans son appart de la Petite Patrie pour aller se tapper en rafalle l'intégral de la saison un de Jack Bauer!!

Malheureusement c'est pas avant d'avoir passé à la boutique de Baillargé (qui était très bien, d'ailleurs), mangé au Saint-Hubert (l'original ni plus ni moins (dis donc, je parle vraiment comme la petite bourge)) et dit un petit bonjour à Pumax_;

Ce qui fait que dans le temps de le dire on est arrivés complètement pétés chez elle, on a écouté Trainspoting et Mon oncle d'Amérique; deux films extra mais au demeurant fort sans histoire ou divertissement (mais ça c'est une autre histoire)

donc, dis-je, c'est à 1h00 que nous commençames à écouter 24 et c'est avec un grand malheur que nous constatames, après même pas deux heures (la fille de Jack Bauer était même pas encore dans la came) que nous étions autant incapable l'un que l'autre d'écouter ça; c'est presque dommage (avec mon frère c'était tellement le fun


mais c'est qu'avec mon frère on était tellement dedans! mais là c'est plate, tu vois, pour la simple et bonne raison que trop ironiques on était même pas capable d'embarquer; on se moquait des scènes mal faites, du temps qui marche pas, de Jack Bauer et de Kimberly qui sont juste trop cutes pour tous ces aventures torides...


Bref, tout ça pour dire que, donc, dis-je, après un déluge de pop-corn (Petite Bourge, je vous dis, petite bourge) et une coupe fracassée avec passion sur le sol (ma deuxième en deux jours),

nous nous retrouvâmes sur une couverte au pied de sa bibliothèque à nous échanger des souvenirs de lectures (ou de non-lecture) sur les oeuvres qu'elle avait amassée;

c'est ainsi que j'ai pu apprendre qu'elle avait pleuré en lisant Un amour de Swan et que L'éducation sentimentale devait faire ma sexualité;

de mon côté j'ai pu lui apprendre que, selon Genette, Proust (ou un autre, je ne me souviens plus, il est trop tard) abusait des paralypses alors que, pour Durand, Lucien Leuwen était la preuve vivante qu'existait une résistance mythique!

Ouh! c'est excitant!

Et dans tout ça l'esprit d'Hubert Aquin flottait comme une jeune fille en fleur sur la soupe de notre désir, hummmm..

20 décembre 2006

Pour Émilie : ma conception de la poésie

(De mémoire; parce qu'elle est fâchée que j'aille dit que ses entrées étaient trop longues, je vais lui montrer ce que j'aime en poésie:)


Nous écrivons pour que tout change
que les voix mues comme la peau des serpents
et qu'elles entonnent les signes de rechanges

Nous n'irons plus au bois
car on ne veut plus trop crever

On veut des joues roses sous les yeux
à coeur de jour
pour oublier les urgence d'hopital
et les coeurs en morceaux

La tête fuckée
des grands dillemes mondiaux
qui nous suivent à la chaîne
à la pointe du couteau
dans un infini regard
RALENTI RALENTI




Ou un truc comme ça, je suis tout fourré, le récital c'était il y a longtemps;
c'est du Hélène Monette, Il y a quelqu'un? c'est super bon.

Clearly pu rien à faire icitte

C'est impressionnant...



[Là ici il devrait y avoir une animation de Harry Potter avec la grosse plante tentaculaire qui enlise les amis et, en trame de fond, le "Montréal t'es tellement froide" de Malajube; dommage que je sois contre les YouTube...]

Le blogue analyse de texte (bis) : tel que je le conçois

(Merde, je peux pas prendre le livre le plus près, ce serait le Vautour de Christian Mistral, ce serait empiéter sur son territoire).


«Je ne prétends pas qu'une telle diversité soit tout à fait exceptionnelle à une époque particulièrement portée sur la virtuosité formelle...» Gérard Genette, Figure IV, p.183 (prise au hasard, c'est quand même fort)

(on fait avec ce qu'on a)


Je prétends plutôt que toute cette diversification des blogues n'est pas une bonne chose pour l'individualisme contemporain; en effet, c'est dire que tout le monde peut communiquer et être compris alors qu'on est même pas amis entre nous; évoquer la virtuosité formelle (ou la diversité formelle plutôt) ce ne serait qu'une façon de justifier que tout le monde est spécial et que tout le monde est correct; comme l'a dit la madame dans L'auberge espagnole : «chaque chose à sa place et une place pour chaque chose»; une place pour chaque chose, soit, mais encore faut-il qu'elle soit acceptable socialement. Dans un tel contexte, avec un concept comme celui, merde, ça va être de faire un blogue "analyse de texte"*



*J'ai décorché.


** Bordel! J'ai oublié le mot "durs" et j'ai écrit "décorché", grrr. je voulais dire que ce serait difficile d'en faire quelque chose de "bon"; qu'en tout cas moi je vois pas.

(***Tu sais ce que j'entends par "bon" Émilie, ne m'en veut pas.,.)



*Tous mes blogues ont été mis à jour.

La clé : pour La Petite Bourgeoise et Mistral (tant qu'on y é)

Alors je reviens de chez [X1]

chez qui je suis allé passé une partie de la soirée (à manger du kraft dinner en buvant du vin cheap) avec [X2];

ex-chérubin devenu maintenant apprenti-[narrateur de Proust] en ce sens où il a apparemment une vision TROP FACILE DE LA LITTÉRATURE (j'aurais donc tout aussi bien pu dire Demetan (vision que je peux très bien défendre))

que j'ai laissé

EN TRAIN DE F*** [X1] SUL BORD DU MÉTRO
Ai-je bien dit FOURRER [X2] SUR L'AVENUE DU PARC


C'était TROP FACILE et elle ÉTAIT INCAPABLE DE COMPRENDRE LES DIFFÉRENTS NIVEAUX DE LANGAGE


alors je me suis tchouppé à pied tellement ils étaient insuportables (pour des raisons différentes)



(Le coup bas, j'y pense, aura été de m'empêcher de boire alors que j'avais juste ça à faire; j'ai compris alors pourquoi on pouvait avoir des pulsions violentes quand on nous pousse une bouteille dans face)


en tout cas je me suis senti rejeté; et pas parce que j'étais soûl, parce que j'étais méchant plutôt; et je justifie tout à fait ma méchanceté...




En tout cas ensuite je me suis retrouvé au El Zaz pour le party de fin de session des études littéraires et je me suis rendu compte qu'il fallait faire un line-up alors je me suis tchoupé et je suis revenu chez nous en disant qu'une asso qui voulait m'avoir comme membre devrait me donner des activités dans lesquelles je puisse me sentir considéré; je me suis trouvé bien snob mais ils l'avaient cherché (et je me suis fait penser à Thom, mon ami français qui est le premier à vouloir se faire considérer).



Bon et là j'oublie mon dernier paragraphe dans lequel j'avais les conclusions pour la petite bourge et Mistral, zut, en revanche j'aurais eut un méga-punch à y donner à elle


Ah oui, ça ressemblait à : en conclusion j'ai des amis trop faciles; pas assez sophistiqués; incapable de se servir du langage; etc.

Et je devrais me trouver plus d'amies magiciennes et d'amis sorciers

Et il faudrait aussi que j'aille un ami pour me dire que je manque d'imagination, lui je l'aimerais gros (mais il y a pas assez d'amis littéraires en études littéraires, c'est paradoxal et je me demande si à l'Université de Montréal ce serait mieux...)

19 décembre 2006

L'avantage des feux de forêt

MErdre! Ça a pas d'allure! mes plantes sont toute en train de mourir!

La semaine passée elles étaient encore toute fraîches de verdure mais je sais pas trop pourquoi, apparement avec la fin de session je les ai négligées; maintenant le fait est que je n'ai rien de mieux à faire et que si ça continue je vais devoir aller lire!

lire! merde! lire des livres!


+ + +


Édith : Les plantes que j'aime doivent être belles avec des branches aux courbes sophistiquées; elles doivent donner des feuilles, beaucoup; et être d'un beau vert, sans l'être trop; je n'aime pas les [fleurs] snobs, c'est aussi vrai pour les plantes; il faut s'aimer mais pas trop, s'aimer correctement; avec ironie, donner des bons fruits mais savoir les garder; le plaisir croît avec l'usage mais pas avec le gavage; et il faut les arroser souvent; si on ne veut pas qu'elles pourrissent ou qu'elles sèchent; et il faut faire attention aux engrais (si on ne veut pas qu'elles deviennent des monstres); et surtout les déraciner de temps en temps pour les câlicer aux vidanges au plus crisse...


Moi je dis qu'il est temps de les brûler (et je refuse toute ouverture extatique)

+ + +


Julie : En fait je pense que je suis écoeuré parce qu'ya plein de plante qui puent

18 décembre 2006

Le Rêve

J'ai fait un rêve étrange hier; j'étais avec des amis dans une chambre crade des résidences, celle de la pseudo-gothique dont je parlais hier, quand tout à coup je lance des capsules explosives dans le liquide temporel vert-jaune ce qui le fait devenir mauve-rose et exploser;

Moi et mes amis, flairant l'arnaque, on se tire dans le couloir (là où on croise un chat qui parle et qui chasse des oiseaux qui piépient), dans la cage d'escalier et on se ramasse dans la cage d'escalier d'une hacienda espagnole du début du siècle avec les murs roses et couverts de lianes vertes;

On prend les marches et on surgit en bas, dans une salle de bal mauve où il y a un mauvais orchestre; on croise Émilie et plein d'amis du Cégep et on se demande, hummmm où allons-nous sortir ce soir? Prendre une bière dans un bar rock ou clubber dans un bar branché?



Quand soudain une voix retentit :
« Écoute Bastien, je suis en train de lire ton blogue et je ne suis pas sûr d'aimer ça [...] j'ai vu que tu parlais de moi, je trouve pas ça correct [...] on s'en fout qu'ils lisent ton blogue ou non [...] on s'en fout que t'as aucune crédibilité [...] l'important c'est que je suis déjà dans une situation assez bizarre et que je veux pas me retrouver dans pire »

Faque moi, tu vois, lui répondant avec tout mon coeur : Rémy, j'étais couché là, tu me déranges, je te promets d'aller y jetter un coup d'oeil tantôt...

Et depuis ce que je me demande c'est si ça vaut la peine d'exacerber les angoisses paranoïaques de Rémy face à ce qui pourrait se passer quand il est pas là pour contrôler ce qui se passe ou si, au contraire, je devrais embarquer dans sa game de vieux fou et faire sauter le commentaire avant de le réécrire;

Parce que moi, savez, je suis beaucoup plus serein depuis que je suis parfaitement intègre avec moi-même et que, depuis, je considère que tout peut se dire et que tout le monde est amis et qu'il y a rien qu'on pense sincèrement qui puisse au fond faire du mal

«...parce que le bien n'engendre que le bien et le mal n'engendre que le mal.»

:-|

«Je reviens à Montréal...»

C'est décidé : je fini mes travaux et je décrisse à Melocheville;

Montréal m'ennuie, c'est plus plate que je pensais

alors mercredi c'est buverie avec la Petite Bourge et ensuite je pars, prends le métro, l'autobus, me ramasse à Châteaugay chez ma mère; attends mon frère, retourne avec lui à Melocheville; dépacte mon sac, fait mon lit, me bourre la face de bouffe grasse peu nourrissante mais tellement rustique puis me tape bac à bac tous les Patrick Sénécal que je trouverai;

Fuck off Proust, Stendhal et James Joyce; les feuilleter chez la Petite Bourge en revenant peut-être mais sinon je mets ça dans ma catégorie des affaires plus chiantes que je pensais (donc à côté de Montréal) parce que c'est tellement moins bon que ce à quoi leur réputation peut bien leur donner l'air d'être;



On pourrait aussi appliquer ça à un paquet de monde, je vous laisse deviner qui :-).

17 décembre 2006

Analyse de citation : le nouveau blogue

Là je suis content! du nouveau sur la blogosphère, et du bon!

Le concept est original en tout cas; le blogue?

ANALYSE DE CITATIONS

Fait par une étudiante en relations internationales à l'UdeM; elle est, de notoriété publique, une fille intelligente; que j'ai rencontrée au Prix Littéraire des Collégiens 2005, elle participait à une discussion sur la nouvelle littérature québécoise.


Le concept? À chaque jour une citation; étudier une citation d'auteur connu "car elles en disent souvent bien plus long que des discussions futiles" et les rapprocher à son quotidien;

Le titre, très explicite, montre la grossierté de l'éléphant qui marche dans le concept; concept original s'il en est un, qui risque d'être bien développé mais qui risque aussi de tomber dans les bas-fonds de l'autobiographie immotivée qui ne considère pas la lecture et qui stagne dans le mouvement statique des idées grasses...

Quoiqu'il en soit, c'est un très bon exercice d'appropriation des idées de l'autre, d'analyse littéraire et de création personnelle; s'agit là d'un concept intéressant, à placer à côté de la constellation et de la mégastructure dans ce qui se fait d'original chez les jeunes blogueurs d'ici..

J'étais confus.

Un brin d'excuses aux genre 6 personnes que j'ai envoyé chier à soir;


J'ai passé une nuit blanche hier, j'ai donc passé la soirée à dormir; je sais pu trop combien de fois mais je sais que mon téléphone a sonné plusieurs fois; je me souviens pu de c'était qui, ni de ce que je leur ai dit, mais ça m'a semblé méchant;

Je crois qu'il me revient des bribes d'avoir parlé de schèmes, d'archétypes et de mythèmes à mon boss qui m'appelait pour me dire de rentrer demain matin;

Et vaguement de la voix de Septcent que j'ai pris pour celle d'un trou-de-cul faque je l'ai sûrement ramassé solide sans trop le vouloir;

C'est, hum, étrange...

+ + +

À voir sur basduck5 : un cours rapide sur Le Torrent d'Anne Hébert (40 minutes).

16 décembre 2006

Métalangage ou Figure III pour à peu près tout le monde (composé en moins de 10 minutes alors hein)

J'ai travaillé pendant tout juste une journée à la bibliothèque municipale de Beauharnois; c'était pour dépanner un ami hein, généralement j'irais jamais là.

Et puis, Beauharnois étant ce qu'est Beauharnois, (selon mon frère une ville de gros BS qui n'ont rien à faire), un jour une vieille femme est venue me voir me disant : « écoute, ça va avoir l'air con mais je suis venu porter un livre l'autre jour et j'ai vu quelqu'un repartir avec; je pense qu'elle l'a volé, je suis venu vous le rembourser, je voudrais pas avoir de problème sur ma carte».


:-|

15 décembre 2006

Inside

Mon chat s'appelle MYTHÈME

Ahahahahah...


(Blague inspirée de la fameuse blague des Simpsons :
Mon chat s'appelle Mitaine.)

Je pense que mon père s'ennui

Avant, quand j'étais à Melocheville, il avait tellement plus à faire : il pouvait me faire à manger, ramasser mes traineries, chiâler que je me ramasse pas, etc. Mais maintenant, depuis que je suis parti, ma soeur aussi est partie; et mon frère travaille toujours de nuit et (heu) n'a au demeurant pas de vie..

Donc, quoiqu'il en soit, depuis, il a lâché un des trois postes de concierge qu'il occupait (question d'avoir une tâche à temps plein) pour en garder juste deux; ce qu'y fait qu'il passe à peu près toutes ses journées tout seul à la maison à rien faire (ou à faire quelque chose, je ne sais pas, je n'y suis plus);

Et c'est bien drôle parce que tantôt j'ai reçu trois messages de sa part pour me dire que mon livre était arrivé à la grande bibliothèque; le premier pour me faire le message, le second pour me donner les informations, le troisième pour me donner encore plus d'informations

En tout cas c'était assez drôle, ça sonnait pré-retraite; j'ai bien l'intention de l'exploiter dans le temps des fêtes en lui donnant des livres pour Noël (j'ai déjà 2 Fred Pellerin d'acheté).




P.S.: La fille au comptoir des résidences est jolie et elle s'appelle Stéphanie; elle étudie en sciences humaines et reste à la chambre 1242, grrrr ;-).

Je note!

Je note :

Une canette de Fresca complètement gelée qui capote après avoir passé à peine deux heures dans le congélateur (je soupçonne le frimas d'agiter les molécules de carbone et de les faire faire des PSHIT PSHIT PSHIT!)

oh! Et je note! : Essayer la vodka-red bull tantôt avant de me coucher; je dois finir mon travail de littérature et langage (qui ne sera en fait qu'une reprise du travail de littérature québécoise) pour demain après-midi! :0)

(hi-han! hi-han!)

14 décembre 2006

De la Petite Bourgeoise

Bastien est émotif ...

Surtout quand on dit des termes littéraires à répétition ... : Durand, Mythocritique, mythologie, MITAINE, Jocaste, Oedipe, Ophélie, Pendaison, Sexualité active, ETC. !

Pour ma part il faut utiliser les mots suivants : Usufruit, mitoyenneté, hypothèque, Prescription acquisitive, copropriété indivise ou divise, Mignealt, primauté du droit et de Dieu, l'arrêt Auger c. Grenier, Servitude de vue, de passage ou de non construction

En effet, nous vivons dans deux mondes différents ...


Je crois qu'il est fatigué et qu'il a trop bu ...


Il vous souhaite bonne nuit, en suçotant sa bière de graine de sarrasin ( Pas sûr de l'orthographe, car moi j'étudie juste en droit, on ne me demande pas de penser, seulement d'AGIR. )



xxx


P'tite bourge ^^


P.S : Il ne sera pas malade, je vous promets !

13 décembre 2006

Au rang des examens qui ont le moins bien étés

Il y a l'examen de grammaire et la maudite question à 90 points :

analysez cette phrase :

Peu nombreuses sont, dans les métiers que nous exerçons, les occasions vraiment débiles de faire-valoir les talents dont la nature nous a dotées.

trouvez syntagme du verbe, noyau nominal, syntaxe de l'espace et poisson-volant...

À Michel

Ce qui est drôle c'est que les profs d'université on semble devoir les prendre par la main ;-).



P.S.: je fais la remarque que le système de commentaire est restreint; parce que c'est drôle.

Café fort

Je pense que le mauvais café me rend agressif;

tantôt j'étais super content de me rendre chez ma voisine, une fille super fine, super gentille, vraiment bien avec qui je m'entends bien; le stéréotype de la voisine un peu grosse chez qui tu vois boire du lait et qui sait pas faire du café;

ça s'est passé super bien jusqu'à ce que je lui demande de me faire un café (avec ses colocs la tradition c'est rendu que je me pointe et qu'on jase de n'importe quoi; en revanche j'ai le droit de fouiller dans leur frigidaire si j'apporte des biscuits...)

et ça a complètement dégénéré; je me suis mis à être super bête, super méchant; je lui faisais des blagues d'intellectuel super pas le fun au sujet de sa rupture/de son travail/de la fin de session et lâchais pas de me plaindre contre Durand, le New Criticism et le formalisme;

elle elle me suivait pu, ses colocs comprenaient rien et lâchaient pas de détourner des yeux en faisant hummmm

alors bon, je suis parti (en souhaitant que son chum rapplique au plus vite et que la fin de session se pointe).

12 décembre 2006

Commentaires rassurants

Ce qui est drôle c'est que paradoxalement je reçois plein de commentaires rassurants en privés;
voici le dernier à la liste :


Travail bien structuré et très convaincant qui analyse en profondeur la structure du roman et réussit à présenter les interactions entre les personnages et à les inscrire dans un contexte énonciatif bien compris (!) le métaféminisme. Très bien fait.


(C'est moi qui m'exclame.)

Et y'a pas à dire, le prof a dû mouiller ma copie 3-4 fois, je suis assez fier de moi.




Dans le même ordre d'idées,
vous voulez voir quelque chose de drôle?
Rendez-vous sur basduck5.

09 décembre 2006

Le déplacement d'un drame vers un autre

Méchante mésaventure

[Les structures anthropologiques de l'imaginaire.... AHAHAHAHAH!]


Bon! Je viens de me faire buster mon portefeuille

par un mec à 5 heure du matin sur Saint-Denis

Coin Saint-Denis Sherbrooke en plus

Et pour effrayer les jeunes filles :

Le gars m'a arrêté pour me demander de l'argent; j'ai pensé le contourner mais je me suis dit non. Il m'a ramassé dans un mur, m'a dit de lui donner tout mon change, ai fait okay (le gars à qui il venait d'en demander s'est retourné, le mec lui a crié : "y vient de me traiter d'itinérant!"), m'a trainé plus loin (le gars est repartit); m'a demandé de lui sortir tout mon argent (on était rendu devant un dépanneur chinois; là, il y avait le monsieur chinois qui me regardait en fumant sa smoke; lui en veux pas (voulait pas avoir de problème avec)); a vu que j'en avais pu (4,50, le reste flambé à regarder Piette faire aller ses bouteilles, les échapper, les ramasser, les vider, faire ses drinks); a voulu me trainer au guichet, me suis pousser.

Moi je le trouve d'avoir traversé la rue sans attendre que je le suive; filer c'était trop facile. Je suis parti en courant, j'ai descendu la côté, j'ai passé devant chez Joël et comme y me suivait pu suis rentré aux résidences.

Je trouve ça drôle parce qu'après j'y suis retourné (je suis resté aux résidences et suis allé chez une copine prendre un café et lui raconter tout mon histoire (à elle et à ses colocs)) en comptant sur ma veine extraordinaire (j'ai souvent retrouvé des trucs qu'on m'avait volé de même : tuques, cadenas, sac à dos...) pour le retrouver; pas réussit.

Mon porte-feuille était complètement vide; dedans il y avait genre ma carte UQÀM, ma carte d'assurance maladie, ma carte débit (sans nip), des relevés de caisse et sûrement une coupe de cossins inutiles genre carte-café ou numéros de téléphone; il aurait pu se contenter de le jetter en sacrant (mais pas trouvé).

Finalement ce qui est bien c'est que c'est une sacrée mésaventure! Le pire, je crois, c'est d'avoir perdu mes clés. La morale de cette histoire est donc des garder séparées à l'avenir et de "voyager léger".

Autres trucs que je mets sur ma liste des choses à faire : appeler mon frère pour lui demander quoi faire maintenant (il est coche) et que faire si jamais ça me réarrive; faire annuler ma carte Desjardins (ce que je pensais faire anyway) parce que Dieu sait jamais et faire un signalement à la police (parce que ce serait pas le fun que ça recommence); ah et il y a :

Revoir mon rapport à mon corps; ce qui est bête là-dedans c'est que j'ai été tout à fait passif, pas une once d'agressivité; vraiment mou. Y'a fallut que je revienne avec une lame de couteau longue de 8 pouces (ça faisait tellement filmique...) pour me sentir un peu plus méchant;

Ah, et en conclusion, je suis sûr que ça pourrait m'aider à autres choses paraît-il; et je préfère pas m'en faire avec toute s't'histoire, je me dis que mon portefeuille a été aspiré par la ville par un homme qui avait lui-même été aspiré par la ville ("hey le gros! j'ai besoin de cash, je suis malade d'héroïne");

Si ça intéresse quelqu'un, le type avec les cheveux noirs tout échevlés, avait un manteau capitonné noir, des vieux jeans, des poches en-dessous des yeux et l'air méchant;

Si quelqu'un veut lui péter la gueule (Maxime, Mistral, je lance l'invitation), je suppose que ça peut être intéressant;

Moi je n'ai réalisé que trop tard que j'avais des grosses bottes pour lui écraser la face sur le pavé.


Là-dessus, aujourd'hui j'ai pris congé. (Cette joie de se sentir libre!) C'est une décision que j'avais prise bien avant; ce n'est pas pour rien que je suis rentré en marchant à 5h00 du matin; L'Assommoir ça assomme, et il y a d'autres trucs pires (par exemple fumer 7 cigarettes volées de suite...)

08 décembre 2006

Basduck et La petite bourge




Photo Pumax_prod.

La petite bourge

Des photos d'animaux MORTS
(Moi quand je poste ce genre d'entrée je me sens tellement supérieur aux intellos de mon cours sur VLB qui ont même pas l'air foutus de bander jusqu'à ce que tu leur parles de mythe structural ou de sémiologique archétypales...)
Elle veut m'envoyer des PHOTOS D'ANIMAUX MORTS

Camille, tu ne t'en sortiras pas comme ça

Alors il y a eut le printemps et il y a eut l'été; maintenant il y a eut l'automne et la nouvelle gang s'est pas mal formée; les archétypes sont pas mal fixés (à l'intérieur d'un mythe fondateur «L'université est en creux»)

Il y a moi, il y a Didze et il y a Valéry (la fille aux grosses boules);
Il y a Gab, Shloé et peut-être ben Septcent;
Le Gars qui regarde, Jeanne, AnnabelleII et sûrement d'autres;

Ne manque que la puissance organisatrice;

Camille, quand tu reviendras, je te promets de faire de toi un objet de design dont tu ne sortiras pas ;-).

07 décembre 2006

Moi je commence à dire que le monde stune perte de temps

J'ai commencé à bloguer en disant que les blogueurs c'était so hot;

Maintenant je réalise que la magie est complètement parti et qu'y'a absolument rien de cette époque qui tient encore;

Paradoxalement, si y'a une chose que je rejette pas, c'est cette situation de non-abattement et d'acharnement dans le pathos du cliché

qui, au contraire de Daviel, et comme le fait remarquer Mistral, a l'avantage (et de le désavantage) de me maintenir en dehors du système

désavantage car, comme le fait remarquer la petite bourgeoise à de multiple reprise* (elle ne s'en gêne pas même qu'elle aime) je suis toujours aussi «immensément seul»**

Ce dont je peux me foutre allégrement me disant que de toute façon ça ne change rien et que bien heureux soient-ils tous ensemble se tenant main dans la main dans le meilleur des mondes possibles (car moi je n'embarque pas car je n'y suis jamais embarqué)

So it is and fuck it and fuck all

Moi je continue à me bourrer la face de mûres mais ailleurs en lisant Les Sturctures de Durand
Car si y'a bien une chose qui permet de se penser "tellement meilleur que le reste du monde" c'est tellement de faire du badsuck bashing (car après tout se penser tellement meilleur que le reste du monde n'est pas se penser ailleurs?)

So fuck it and fuck all.




*Ici je me fous du "s"

**Dixit Christian Mistral dans notre premier contact

06 décembre 2006

[J'ai même pas le goût d'écrire sur mon blogue]

d'habitude y'a toujours une folle furieuse qui m'appelle à minuit pour me réveiller mais pas là; ça fait que j'ai dormi 12 heures en ligne.

Je réalise que ce qui m'assome et qui me donne le goût de mourir c'est pas tant la fin de session que la neige et le soleil; yesss, ça fait du lit un incroyable lieu de refuge (contre la schématisation des symboles selon Durand).

Ah, d'ailleurs, je suis fier : mon exposé a "kické des culs". Le prof en avait des frissons; il ne prenait plus de notes; jamais vu ça. M'a félicité au moins trois fois. Sujet : schématisation du symbole du cheval dans La nuitte de Malcomm Hudd de Victor-Lévy Beaulieu; montrer comment symbolise passage d'un régime diurne à un régime nocture et comment ça rejoint le mythe d'Orphée. Avec une belle ouverture où je me questionne "à savoir si VLB ne faisait qu'y reprendre la structure d'un mythe comme il va le faire par la suite avec les oeuvres d'autres auteurs ou si, au contraire, il serait assez sensible pour rejoindre les structures anthropologiques de l'imaginaire?"

En tout cas depuis que je suis revenu je dors...

05 décembre 2006

Problème du code

Là je viens de perdre plein de temps après avoir été fumer la shisha avec des amis!
Grrrrrrrrrr


(Tout ce qu'on ne peut pas dire après avoir parlé à Mistral.)

+ + +


En fait ce qui est arrivé c'est que traditionnellement après le cours de littérature québécoise (dont le prof commence à m'aimer)* on va toujours prendre une shisha (pipe à eau) avec les amis au bar-fumoir à côté de l'université;

Et puis, il advint donc que je dus expliquer à un certain Gab ce pourquoi je lui avais envoyé un courriel de bashing plaqué de névrose la semaine passée après un party et pendant que je faisais mon travail pour le cours de littérature québécoise dont le prof commence à m'aimer;

Donc, dis-je, je dus passer plein de temps à lui expliquer que

En fait derrière ça s'inscrivait une démarche : chercher à provoquer dans le but de faire sortir la noblesse d'esprit et de voir qui est normal et qui ne l'est pas.

Or il advint que ce faisant je remarquai qu'un autre ami ne faisait visiblement que nous écouter et qu'en fait c'est un type sympa (qui lit mon blogue);

Alors pour ça c'est intéressant.
Bon, maintenant mythocritique, yesss.




*Note comment, Kafkadan, le procédé est intéressant : l'usage de la parenthèse après avoir parlé à Mistral et en parlant d'un prof; ça ne te rappelle pas une époque?

04 décembre 2006

Un peu d'hyperblogue

Sur le blogue à la Souris, ça vaut la peine!


dimanche, décembre 03, 2006

Mens-moi: Épate-moi!

Y'a des moments où je pousse l'audace jusqu'à dire des choses trop vraies, «politiquement incorrectes», voir même absolument indécentes, juste pour le plaisir de voir l'autre patiner.

Et y'a de ces moments où je reçois des réponses tellement évidentes que j'en suis déstabilisée. Parce que bien qu'on soit deux à connaître la vérité, la bienséance exige une version romancée...

Quand même, c'est un thrill de dire les choses telles qu'elles sont. Surtout les atrocités.
inscrit par *La Souris* à 2:35 AM 0 réplique(s)

Un peu de savoir

J'hais me faire réveiller à minuit et demi par la Petite Bourge parce que j'ai perdu connaissance dans mon lit;

Elle m'appelle toujours pour me dire plein d'affaires pas rapport, me parler de ses amants et de son scrapbooking de nouvelles politiques; des monsieurs à la piscine où elle travaille qui la reluquent et des filles en droit qui s'appellent Priscilla et qui l'aiment pas;

Elle est tellement chiante et elle aime tellement faire du "savoir-droping" qu'elle va me pousser à recommencer; je n'accepterai pas d'être numéro 2 derrière une fille qui lisait la Comédie Humane à 15 ans...



Bon cela dit, si j'étais prof de français je ferais lire ça à mes étudiants :


(Why not, Kafkadan?)


Demain : exposé oral sur les structures antropologiques de l'imaginaire dans La nuitte de Malcomm Hudd de Victor-Lévy Beaulieu. Souhaitez-moi bonne chance...

03 décembre 2006

Est-ce que je suis en train de traumatiser du monde du secondaire?

Tantôt Amélie-Petite-Fleur est ressurgie sur mon MSN en me disant : "Bastien, vite, j'ai besoin de ton aide d'ex-PEI! J'ai un travail à faire sur la question : doit-on s'identifier aux personnages des romans?"

Ce à quoi j'avais répliqué : "wouah! c'est un sacré sujet que t'as là!"

Et de fil en aiguille je me suis mis à lui parler de ça et que c'était drôle parce que je réfléchissais justement à ce sujet dans l'autobus tantôt en lisant pour m'en revenir à Châteaugay plus gaiement

Et pendant qu'elle me coupait toujours la parole en me disant des trucs tels que : "la prof est élitiste!" ou encore : "mais de dire que c'est mal de s'identifier aux personnages vides c'est pas un bon point pour moi!" ; moi je lui lançais des phrases telles que : "il y a deux types de personnages : ceux qui servent d'accessoires dans des histoires vides (dixit un de mes profs sur son blogue la semaine passée : "faut se poser des questions quand après avoir lu un livre tu sais même pas encore c'est quoi la psychologie des personnages (en parlant du Code da Vinci)" et ceux qui sont le reflet d'un auteur (disons les narrateurs de Hubert Aquin) ou des parties de sa personnalité (mettons les personnages de VLB...*)"

Je crois que ça l'a achevé finalement quand je lui ai dit qu'elle pourrait "ploguer Bourdieu en disant que c'est par mimetisme qu'on intègre les habitus des personnages"; elle est partie se coucher en courant et sans me dire "allô".

Je pense pas qu'elle va me reparler de sitôt...




*Ici je m'en suis sorti tight : elle n'a jamais lu VLB
**Les expressions du jour au dépanneur : "avoir le cul tight" et "les fesses qui sourient"

02 décembre 2006

Les plus belles étudiantes françaises que j'ai jamais vues

Je reviens d'une des soirées qui figurent dans mon top5 des plus weirds :

[Censuré le temps que Pumax_ reçoive son chèque...]

En revenant la Petite Bourge a voulu me piquer un crayon et je l'ai empêchée. Je l'ai même forcée à me le redonner. Elle n'aurait pas dû.

Et aux résidences il y avait les plus belles étudiantes françaises que j'aie jamais vues; elles étaient gentilles et m'ont ouvert la porte...

Mais m'ont fait la mauvaise blague : "oh! tu nous as amené à manger!"

Moi, j'étais un peu chaud, je n'ai pas réagit sur le coup (*j'ai vidé le verre de la petite Bourge sans qu'elle s'en rende compte et en plus du mien ça commençait à faire beaucoup...) et ce n'est qu'après que, me retournant, je leur proposai ma salade césar et elles refusèrent prétextant que j'aurais dû choisir quelque chose de meilleur et que je n'avais pas de goût; le tout en riant de bon coeur.

Je me suis dit que ça devait être un habitus culturel particulier et je suis remonté à ma chambre avec le jogging qui piquait.






P.S.: Vois, Edouard Hardcore, comment ta narration peut m'influencer (un peu, je suis quand même fatigué...); c'est bon signe ça.

01 décembre 2006

bis

Au nombre des affaires que je n'aurais pas dû faire, il faut que je note :

aller prendre un verre sur la ligne bleue avec Valérie et les copains de l'université quand j'ai un travail de littérature québécoise en souffrance;

je me suis tchoupé à 12h30 en prétextant la vraie réponse mais la vraie réponse c'est que (heu...) j'étais écoeuré d'entendre les autres parler de ce pourquoi ils veulent devenir prof avant d'être écrivains

parce que ça m'écoeure moi (ici je parle comme Valérie) le monde qui veulent devenir prof pour être écrivains;

il y a comme un curieux non-sens là-dedans

et puis en plus, c'est toujours la question d'à quoi bon être écrivain?

Moi je me dis que tout ce monde là qui vont en études littéraires pour être écrivains c'est des caves et que tous ceux qui veulent devenir écrivains pour se réaliser c'est des caves parce que d'une manière ou d'une autre ils se réaliseront pas alors à quoi bon? ;

On est pris dans une société de consommation où la seule utilité est de consommée... (*ronflements*).


Darnziak, Darnziak, réveille-toi! Bang bang! bang bang!

P.S.: Mistral : alors, quand est-ce qu'on va le prendre ce verre? Après la fin de session, ça t'irait? Réécris-moi, xx.





*Moi ce que je trouve encore plus drôle c'est le monde qui en font toute une grosse montagne et qui, en revanche, ne font rien du tout sinon assurer leur derrière (étudier la littérature);

c'est des frileux, rien de moins! Et il n'y a rien de pire,

Et, pour reprendre Dumas (*d'ailleurs Kafkadan tu devrais aimer; c'est ton attention que j'essayais d'attirer tantôt sur MSN (pas celle d'une quelconque Chloée; d'ailleurs, l'originale, n'a pas mon adresse); pourquoi tu me réponds jamais?? ;-)) « [dixit] »

ce que je trouve encore plus drôle c'est que la plupart disent "oh moi après mes études ou après mon Bac je vais aller voyager" et à d'autres de répliquer : "oh oui, ça aide full gros pour écrire" : duh.

franchement : "oh, je veux écrire, gnegnegne".

c'est MALSAIN.

En tout cas ça mène à rien alors quand qu'à faire aussi bien enseigner...