Exercice numéro ah pis on s'en tappe...
OBJECTIF : Bien rendre deux personnages dans un dialogue.
DIALOGUE*
La scène se passe à l’intérieur d’un confessionnal d’Église pendant un rave (on entend la musique en sourdine); Diane, grande jeune femme, y est déjà. Nadia pousse la porte puis entre. Plus âgée que l’autre, on la sent fatiguée. Dans sa main droite elle porte un verre dont elle boira le contenu peu à peu tout au long de la scène. Toute deux sont déguisées en « nonnes cochonnes ».
La première s’avance puis lui dit :
«- Nadia! Mais qu’est-ce tu fais ici?!
- Diane! Bien je sors! Ça m’arrive moi aussi des fois de m’amuser!
- Je crée bin mais je pensais pas que c’était ton genre de place! Je t’imaginais plus dans des boîtes de nuit ou des discothèques quelque chose de plus sérieux je sais pas!
- En fait Diane je suis venue ici avec une amie; sinon tu as raison, jamais je sortirais dans une place comme ça. Je préfère les endroits plus sérieux où on peut s’entendre quand on parle.
- Ouain, c’est vrai que c’est fort la musique ici, une seconde je vais fermer la porte…»
Elle va fermer la porte, on voit Nadia qui boit. Au retour, un silence. Elle poursuit :
«Bin en tout cas, t’as l’air de te faire du fun!
J’aime ça ta robe en passant!
Je la trouve très heu… sexy!»
L’autre, fausse, lui répond :
«- Ah ah! Merci, c’est mon amie qui me l’a prêtée, en temps normal je garderais jamais ça dans mon garde-robe, franchement.
- Mais pourtant je la trouve super belle moi! D’ailleurs comment ça que t’es pas accompagnée? T’avais pas un chum toi? Parce que, habillée comme ça, on pourrait croire que t’es ici pour crouser…
- Jeff? Non, on a cassé ça fait quelques semaines déjà, c’est en partie pourquoi je suis là ce soir…
- Ah okay, je comprends, moi je suis venue avec mon amoureux, y’é parti chercher des ″drinks″.»
À ce moment, on voit l’autre qui prend une longue gorgée pour lui dire : «Ah bin profites-en, ça a l’air d’aller bien vous deux, assez vite vous allez vous rendre compte que dans la vie c’est difficile d’être heureux.» Et elle en reprend une autre…
Diane : Est-ce qu’y se passe quelque chose de spécial Nadia? Depuis t’à’l’heure que t’as l’air down, j’ai remarqué ça en entrant, t’es plus pâle que d’habitude…
Nadia (en s’assoyant sur un banc, elle porte son verre à ses lèvres) : Je me sens pas super bien non plus, depuis que je suis toute seule je mange pu beaucoup, je passe encore plus de temps au Cégep et à corriger des copies, faudrait que je relaxe un peu.
Diane : Oui han je pense? Parce que dans la vie y faut savoir s’amuser! Je crée bin que c’est pas toujours facile d’être heureux mais y’a toujours moyen non?
Nadia : Je vais te dire Diane, c’est de moins en moins facile pour moi. Avec Jeff j’ai perdu la plupart de mes amis et avec lui l’appartement et les meubles aussi; je sais pu trop quoi faire je t’avouerai…
Diane : Oh non! Pauvre Nadia! Voyons donc! T’es tellement fine! Y’a pas quelque chose que je peux faire pour t’aider?
Nadia : Ah non, c’est gentil Diane, je pense qu’y va juste falloir que je me fasse à l’idée; après tout, c’est pas nouveau, je suis habituée… (Elle vide son verre)
Diane : T’es sûre Nadia que je peux rien faire pour toi? N’importe quoi, dis-le, je ferai ce que je pourrai pour t’aider.
Nadia : Non Diane, ça va aller… je vais juste… (Elle s’effondre en toussant, sans connaissance, sa respiration est suffocante.)
La jeune fille, Diane, paniquée, s’écrie : «Nadia? Nadia! Qu’est-ce qui se passe?! Nadia!!? Nadia!!? Merde! Quelqu’un! Venez m’aider! Quelqu’un! Vite! Merde!!! Nadia!!!» Et elle sort de scène en criant pour recevoir de l’aide, la musique s’intensifie.
Dans la pièce, on entend Nadia qui continue à suffoquer et à tousser; ce faisant, elle commence à frapper les murs du confessionnal, au début avec force, ensuite avec de plus en plus de faiblesse jusqu’à cesser tout à fait. Avec eux, sa respiration. Puis, pendant quelques secondes, on continue à l’entendre respirer. La musique s’arrête, les lumières se ferment, on entend des bruits de course précipitée, Diane qui commence à crier en pleurant, bruits de lutte, le rideau se ferme. Fin.
Et c'est supposé d'être une nouvelle! Hé bang! direct dans les conventions narratives! C'est emmerdant mais je m'en tappe! quand t'as rien de mieux à faire tu varges din conventions, superbe!
Et ce qui est mauvais là-dedans c'est le look profondément «regardez moi j'écris un texte.» Fuck you! On l'avait compris!
*En gras c'est là où j'aurai des fautes (autres que pour la mise en page), c'est pas toute justifié par contre.