Y'a right Gangsta! Mon deuxième travail pour le cours de créations littéraires. Juste un petit conseil avant de vous lancer dans sa lecture, c'est un texte fait à l'origine pour être récité en classe. Je l'ai adapté un peu pour prendre soin du blog mais je vous dit pas trop comment. À vous de le découvrir.
(Sans-titre)
Par Bastien Leboeuf
Il vivait une fois Thomas dans l’est, il vivait une fois Thomas dans l’ouest; bla bla bla je – vous - distrais, pendant que je sors de la classe…
(Je suis parti là? c’est bon? Parfait! On peut commencer pour vrai.)
Bonjour tout le monde! Salut Dany! Hey Jess! J’aime comment t’as placé tes cheveux aujourd’hui! Guillaume! Je t'oublie pas! Alors Vidoc! Tu t’y attendais pas à celle-là hein? Surprise! Vous vous demandez ce que je viens faire ici? Ben voilà, je me suis proposé de transgresser tout ce à quoi on s’attend quand on explore un texte d’habitude. Vous me trouvez pas fin? Ben voyons donc! Prenez pas ça au sérieux, c’est juste un jeu. En plus je tiens à vous rassurer : je vais pas être comme ça tout le long. Je veux juste vous mettre en confiance. Hé hé hé!
D’ailleurs première limite dans laquelle je vargerai à grands coups: les attaques personnelles. Brisebois, je te trouve pas mal pas là ces temps-ci pis j’aime pas ça (on se voit pendant la pause? Grrr…). Pis toi Darnziak je te parie un 10 que tu lis même pas ça! Je me trompe? Oh oh! Non mais je te comprends…
Enfin! Si je me souviens bien fallait parler d’une photo aussi. Vous vous souvenez tous de la mienne? Oui, non, Peut-être? Bon anyway, je vais vous la décrire de toute façon. Voilà, fermez les yeux (allez allez! Fermez vos yeux! Vous allez voir ça marche super bien pour les techniques de visualisation!) (Hey vous le faites pas! Lily! Ferme tes yeux!) (Bon fuck off très franchement je m’en fous un peu…) faque je disais : fermez vos yeux et imaginez vous l’image, Bastien à trois ans, je porte un coton ouaté blanc de Passe-Partout hérité de ma grande sœur, des joggings noirs comme ceux que j’ai portés jusqu’à ma quatrième année. Donc je suis là, moi, tendre et innocent, avec une main dans une flaque d’eau et des ondulations qui vont se perdre dans les bords. Derrière moi on peut voir la rue grise comme aujourd’hui mais teintée d’un peu de bleu venant du ciel je pense. Je dis ça parce que dans le ptit lac où je m’amusais ben gros on peut voir le ciel d’un mauve vif, presque violent, qui contraste assez fort avec le vert du gazon qui s’étend entre moi 3 ans et la photographe maman.
Assez spécial comme effet, je vais vous avouer que ça a contribué à ce que je choisisse cette image. Je pourrais prendre aussi comme raison que ça se montre particulièrement inspirant comme scène. On peut facilement s’imaginer toute sorte d’histoire, autant sordides que magiques, à partir d’elle. Par exemple, on pourrait y aller pour une histoire bien perverse de vieux crisses où les mots « viol », « crève » et « sodomie » matcheraient très bien.
Vouloir faire de quoi de plus cool (et c’est ce que j’avais pensé faire), on pourrait écrire là-dessus une histoire étrange à la Lovecraft (l’«Edgar Allan Poe [pas très connu] du XIXe siècle») avec des monstres mangeurs d’enfant, des vortex dans le ciel ou encore des histoires de possession.
Perso être plus léger je ferais de quoi style (en anglais) : «Alice à travers le miroir 2, a remix by Bashtien’» ou de quoi dans le genre avec des petits lutins, des maisons en champignons et des schtroumphettes.
Mais je ferai rien de tout ça. Je préfère être farfelu et prendre la voix que les autres ne prendraient certainement pas. Celle que vous voyez là. Des regards différents sur une même photo, du «design» par la relation auteur-narrateur-lecteur (mon trip du moment), je trouve ça moi aussi très weird j’avoue. Cependant j’aime bien, ça me permet de broder autour d’un thème. Lequel? L’enfance je vous dirais. Ou peut-être le temps. Voyez par vous-mêmes.
J’y pense, je dirais peut-être plus l’eau finalement. L’eau, la flaque d’eau. Vous vous souvenez de celle dans laquelle je joue sur ma photo? Je sais que ça peut avoir l’air bête mais j’ai toujours été fasciné par elles. Déjà tout petit je trouvais ça passionnant de voir des vagues se créer, des arcs-en-ciel se dessiner; de voir l’eau belle mais aussi terriblement violente des fois, s’écrasant en chute au fond d’un précipice ou coulant un navire en tuant ses marins. Aujourd’hui encore, quand je marche la nuit dans les rues de Melocheville, je continue toujours à contempler l’univers à travers ses étendues dans la rue. De voir les étoiles de si près, à travers quelque chose de si fragile que juste un coup de vent ou une roche poussée doucement pourraient les faire disparaître, ça me fait tout drôle. Un trip de pouvoir sûrement.
Bon en tout cas. J’aime pas trop ça parler de ce genre de choses et je sens que je m’étire inutilement alors je crois que je vais m’arrêter là pour ce soir/cet après-midi. La journée de demain/aujourd’hui avance rapidement et j’ai (toujours) pas fini de faire mes lectures pour le cours de Nadia, je sens qu’y sera pas facile. C’est temps-ci sont pas faciles; alcool, drogue, initiations, le mélange est pas bon. Surtout quand c’est le temps d’écrire. Hum… Ma fête est dans 2 jours, oubliez-le pas ;-)
Ah et P.S. : je ne recommencerai plus les textes étranges comme celui-ci. C’était mon dernier. Promis.
P.S. que t’es pas obligé de lire à voix haute :